mercredi 31 octobre 2007
Déjà un mois...
Je sais, ça fait un bail que je n’ai pas donné de nouvelles. Mais me voici, me voilà, on va rattraper le temps perdu…
Tout se passe toujours aussi bien à Cuzco, l’ambiance à la Casa est toujours aussi bonne, les volontaires toujours aussi agréables et les enfants n’ont pas changé, toujours à croquer. Beaucoup de volontaires sont déjà repartis depuis que je suis arrivée, et je me suis attachée à chacun d’eux ; toutes ces rencontres sont fortes, et contribuent plus qu’un peu, au délice du voyage…La dernière en date fut Vera une Hollandaise, qui manquera beaucoup aux enfants je pense, car son côté artistique nous fait, malheureusement, énormément défaut à nous tous, autres volontaires !!!
Tout se passe toujours aussi bien à Cuzco, l’ambiance à la Casa est toujours aussi bonne, les volontaires toujours aussi agréables et les enfants n’ont pas changé, toujours à croquer. Beaucoup de volontaires sont déjà repartis depuis que je suis arrivée, et je me suis attachée à chacun d’eux ; toutes ces rencontres sont fortes, et contribuent plus qu’un peu, au délice du voyage…La dernière en date fut Vera une Hollandaise, qui manquera beaucoup aux enfants je pense, car son côté artistique nous fait, malheureusement, énormément défaut à nous tous, autres volontaires !!!
Le projet m’apporte toujours autant de bonheur, je commence à connaître pas mal de prénoms mais je ne suis pas encore calée, c’est que 120, ça en fait des prénoms à retenir et des prénoms bizarres en plus de ça, tels que Cuculli…ou Neyruth… ah oui, vous comprenez maintenant, pas évident !
Je les adore tous, chacun apporte quelque chose de personnel au projet, et je pense pouvoir dire, qu’il forme une belle bande! Cependant, il m’a fallu faire un choix, je parrainerais Maribelle et Renée, qui sont les enfants qui vivent dans la maison où se déroule le projet. Je suis contente, car depuis le début, je me suis sentie proche de cette famille, surtout de la maman, avec qui chaque jour, je papote, tant bien que mal, en Castillan. D’ailleurs, si cela vous interesse, vous pouvez aussi parrainer un enfant ; pour cela, il suffit d’aller sur le site de l’assoc’ Senor de Huanca, et choisir l’enfant que vous désirez aider. Le parrainage consiste en une aide financière de 20 euros par mois ; cet argent doit être entièrement dédier à la scolarité et éventuellement à l’achat de vêtements. Fridda et Marco veillent à ce que cet argent soit bien utilisé. Si vous avez envie d’être le parrain ou la marraine d’un adorable Péruvien, parlez moi en, je vous aiderais du mieux que je peux…
Avec ma cousine, nous nous voyons les week-end, et on en profite pour se faire de petits restaurants, pour sortir, écouter de la musique… bref profiter de la vie. C’est que ça bouge à Cusco… à côté Lyon a l’air minable !
On est devenue de vraies Cusqueniennes, c’est qu’on négocie, qu’on marchande maintenant et on est très douée … la meilleur affaire… euh, boucles d’oreille coutant initialement 15 que j’ai eu à 8 soles, ou un poncho que j’ai fait passer de 50 à 30 soles !
Et oui, on ne se laisse pas marcher sur les pieds ; on est peut-être blanche mais on n’est pas des pigeonnes, ah mais dis-donc !
Pour Caroline, je pense pouvoir dire que c’est moins facile que pour moi ...
Deux Britannique sont venues pendant trois semaines, une de 26 ans, l’autre de 41 ans. Si Caroline a pu sympathiser fortement avec la plus agée, et moi aussi d’ailleurs, la plus jeune semblait ne même pas savoir que le Pérou était un pays pauvre ! Le choc pour une petite bourgeoise habituée au salon de thé !
Se plaignant sans arrêt, ne s’extasiant devant rien, elle avait le don de pourrir l’ambience en moins de deux.
Mais la plus âgée, était tout le contraire, une maman complètement extravertie, mais sachant être douce et réconfortante. Ca fait du bien de se sentir materner ! C’est qu’elles nous manquent nos petites mamans… snif….
Caroline a apprécié, je pense, ces nouvelles venues , enfin une surtout… mais ça y’est elles sont reparties et il ne faut pas compter sur un sursaut de gentillesse de la part des autres !
Mais Caro est tout le contraire de la jeune anglaise, elle a le don de positiver chaque instant, et de retenir que le meilleur. Et du meilleur, il y en a au Pérou…
Comme le Macchu Picchu par exemple….ça sera l’objet du prochain sujet…patience…
mardi 30 octobre 2007
dimanche 7 octobre 2007
au bout d'une semaine...
Ca y est ! Mon périple a démarré il y a exactement une semaine……et déjà tant de choses à raconter.
Commencons par le commencement.
Beaucoup de stress, de larmes, de doutes à la veille du départ… mais le 28 septembre, je m’étais levée, direction aéroport. Coup de fil à ma cousine, rassurée : elle n’a pas fuguée !
Nous voilà embarquées dans une drôle d’aventure.
Après de longs et douloureux aux revoirs, nous voici dans l’avion direction Lima. Les plateaux repas KLM s’enchainent et malheureusement se ressemblent : au bout du dixième ( ! ) on ne prend même plus la peine d’ouvrir le plastique ! L’odeur suffit à calmer notre faim !A chercher l’originalité à bon marché, on en arrive à un résultat plus que douteux ! Seule l’Anglaise, assise a coté de nous, semble prendre plaisir à manger les pâtes aux épinards KLM ou la soupe aux aliments non identifiées (c’est dire si on a cherché pourtant)! Ah ces anglais, pas de doutes, ils sont fous !
Ainsi, nous arrivons, à Lima, l’estomac vide. Accueil charmant, Carlos sera notre chauffeur.. Notre première rencontre avec l’habitant est à la hauteur de nos espérances, Carlos nous met à l’aise, nous raconte, nous questionne, bref, nous accueille comme des reines.
C’est ensuite, l’hôtel El Zaguan, qui nous attend. La chambre sera parfaite pour se reposer et le petit déjeuner du lendemain, plus que copieux, rattrapera nos frustrations de la veille (KLM) !Lendemain, pas le temps de souffler, à deux heures, il faut filer. Station Cruz Del Sur où nous attend notre autobus. Le voyage sera long, fatiguant, et brutal. Ce sont des petites routes de montagnes que nous empruntons, et impossible de trouver le sommeil : les bus (nombreux sur cette route ) passent le temps en faisant la course ; ils se doublent, se narguent bref, ils vont nous tuer !……..heureusement, après de silencieuses mais acharnées prières, nous arrivons saines et sauves à Cuzco.
C’est Félix qui nous attend, il en fait trop et ne nous met pas à l’aise. Nous serons plus tard rassurées, il n’est pas péruvien ! C’est à l’association de Caroline, où nous nous rendons. Chaskawasky est son nom quechua, Hogar de las Estrellas, sa traduction espagnole. L’accueil est plus que froid, nous passerons toute l’après midi dans notre chambre.
Nous sommes dimanche…Lundi, je décide de rester avec Caroline pour la soutenir….cinq espagnols voire six habitent la maison, aucun d’eux ne nous adressent la parole. Nous tentons des approches, nous posons des questions, mais rien. Décidément, on n’y arrive pas !
L’après midi, pour nous détendre, et pour éviter une baston (France – Espagne), nous nous rendons dans le centre ville et ça marche. La joie revient, nos yeux brillent, nous rions pour rien .. bref on se sent bien. Nous arpentons les vieille ruelles de l’époque coloniale et cette magie quasi mystique nous saisit. La beauté à l’Etat pur…. On est enivré par cette ville, elle nous saoule, nous détend, nous décomplexe, nous ravit, bref, un substitut au bon vin.
J’ai quelques photos ( ci-dessous) qui vont vous donner une idée ; mais allez-y ! Vous verrez ce qu'on ressent...
Le soir, nous retournons à l’assoc de ma cousine et l’euphorie retombe tel un soufflé au fromage ( quelle métaphore ! Future poète peut-être ! Je sais tant de talent, vous dépasse ! )
C’est donc paradoxalement que se termine ce lundi.
Mardi est un grand jour pour moi, je vais découvrir l’endroit ou je passerais les quatre prochains mois. Important donc, le stress est à son comble. C’est Marco qui m’accueille, lui et son épouse Fridda sont responsables du projet. C’est eux qui tiennent la maison des bénévoles. Je suis rapidement rassurée, sa gentillesse saute aux yeux. Je découvre ma chambre, elle est immense, la vue est splendide. Photos !En fait, c’est une maison familiale, c’est comme si nous logions chez l’habitant, nous mangeons avec Fridda, Marco et leurs deux filles, nous vivons avec eux, en fait on fait partie de la famille !
Le soir, je rencontre les autres bénévoles ; une australienne, un espagnol et un couple Etats uniens, ce sont mes futurs compagnons. C’est le diner, et je suis le centre d’intérêt. Ils me posent pleins de questions, s’intéressent à moi ( ah ca fait du bien !). L’américain finit la soirée complètement bourré et nous nous amusons de son état.La première nuit est parfaite. La première douche est chaude ( dans l’autre assoc, l’eau était gelée) , le premier repas est excellent. Tout se passera bien, désormais j’en suis sûre.
Le lendemain est aussi un grand jour, je vais voir le projet. Nous prenons un taxi pour nous y rendre ; je découvre l’endroit où je travaillerais, je rencontre les enfants dont je m’occuperais.
Le début est difficile ; durant la première heure, je ne sais pas quoi faire.
Mais rapidement, je trouve ma place, elle sera dans la bibliothèque ; je suis plus douée avec des livres qu’avec des perles à essayer de faire des crocodiles !!!! Mes parents ne pourront qu’approuver !
La journée se finit sur une belle rencontre. C’est la mère d’une petite Maribela pour qui je me prends d’affection. Elle vit dans la maison où se déroule le projet, dans une petite chambre où sont entassés affaires, lits et cuisinière. C’est Marco et Fridda qui lui ont proposé ce logement. Après le malaise que j’ai en découvrant son chez soi, je me rends compte que pour elle , avoir un toit sous lequel dormir est une chance. Elle ne sait ni lire ni écrire. C’est donc sa fille qui lui apprend, chaque soir.
Elle me raconte sa vie, après la mort de sa mère à 6 ans, elle est recueillie par une femme dont elle devient l’esclave. Les coups sont son quotidien, et le mépris et l’humiliation sont tout ce qu’elle reçoit. Après la mort de cette femme, elle rencontre un homme avec lequel elle aura cinq enfants. Mais ils n’arrivent pas à vivre, c’est dans un taudit , une cabane, où les matelas sont posés à même le sol que Fridda et Marco les recontrent, elle et ses 5 enfants. Aujourd’hui, elle vit seulement avec les trois plus jeunes, les deux ainés sont dans un foyer. Elle rêve de les avoir près d’elle.
Mais elle sourit à la vie, elle remercie le ciel de lui avoir mis sur sa route Fridda et Marco et d’avoir avec elle trois de ces enfants (les plus beaux petits que j’ai jamais vu)
Elle n’est pas la seule, il y a beaucoup de mères courage au Pérou. Mais, elle est ma mère courage, elle est désormais un modèle pour moi et une force. Je la reverrais chaque jour.
Ainsi a démarré mon périple, fort en émotions et pourtant ce n’est que le début (que deux jours de travail).Hier, c’est à un jeune garçon de 18 ans, dont le manque d’hygiène a déformé le visage, que j’ai donné des cours de français. Il est doué, très doué, il parle 4 langues (espagnole, quechua, français et anglais). Ce jeune homme travaille de nuit cinq jours par semaine, je ne pourrais le voir que le jeudi et vendredi.
Alors, je lui accorderais une heure de cour (deux par semaine).
De la même manière, il sait sa chance d’être intégré dans le projet. Ses yeux brillent quand je parle français, il me dit que cette langue le berce, lui fait du bien, l’apaise. C’est sa langue préférée, il rêve de vivre en France. Je sais qu’il y arrivera, je l’aiderais du mieux que je peux pendant ces quatre mois.
Enfin, bref, je suis aux anges. Je fais ce dont je rêve depuis toujours, j’aide les autres. C’est ce pour quoi je suis faite …. En fait je crois que c’est ce pour quoi tout le monde est fait.
Ce qui est sûr, c’est que rien ne pourra me rendre plus heureuse.
Pour finir, je lance un appel, j’aurais besoin de vous. Je vais tacher d’améliorer leur quotidien, j’espère que vous en serez. C’est simple, vêtements, livres, crayons, chaussures, nourriture…..toutes ces choses dont nous disposons par centaines, dont nous ne savons que faire, manquent terriblement à ces enfants. Je vais voir concrètement ce que nous pouvons faire, mais ce qui est certain c’est qu’il ya quelque chose à faire (il ya toujours quelque chose à faire) et c’est important.
A la prochaine pour des nouvelles toutes fraîches !
Hasta pronto amigos ! Os echo de menos mucho ! ( à très vite mes amis, vous me manquez beaucoup )
PS : nickel, en espagnol, l’accent Latino-Américain change un peu par rapport à l’Espagnol mais rien d’insurmontable. On me dit que je parle très bien, que j’ai du avoir de super professeurs ! hum hum lol ! Bref, c’est tranquille. Puis, surtout, c’est très stimulant de parler une autre langue.Cependant, j’ai encore beaucoup de progrès à faire avant d’être bilingue ! 8 mois seraient largement suffisant…..mais en 4 mois, je sais pas ! On verra.
Commencons par le commencement.
Beaucoup de stress, de larmes, de doutes à la veille du départ… mais le 28 septembre, je m’étais levée, direction aéroport. Coup de fil à ma cousine, rassurée : elle n’a pas fuguée !
Nous voilà embarquées dans une drôle d’aventure.
Après de longs et douloureux aux revoirs, nous voici dans l’avion direction Lima. Les plateaux repas KLM s’enchainent et malheureusement se ressemblent : au bout du dixième ( ! ) on ne prend même plus la peine d’ouvrir le plastique ! L’odeur suffit à calmer notre faim !A chercher l’originalité à bon marché, on en arrive à un résultat plus que douteux ! Seule l’Anglaise, assise a coté de nous, semble prendre plaisir à manger les pâtes aux épinards KLM ou la soupe aux aliments non identifiées (c’est dire si on a cherché pourtant)! Ah ces anglais, pas de doutes, ils sont fous !
Ainsi, nous arrivons, à Lima, l’estomac vide. Accueil charmant, Carlos sera notre chauffeur.. Notre première rencontre avec l’habitant est à la hauteur de nos espérances, Carlos nous met à l’aise, nous raconte, nous questionne, bref, nous accueille comme des reines.
C’est ensuite, l’hôtel El Zaguan, qui nous attend. La chambre sera parfaite pour se reposer et le petit déjeuner du lendemain, plus que copieux, rattrapera nos frustrations de la veille (KLM) !Lendemain, pas le temps de souffler, à deux heures, il faut filer. Station Cruz Del Sur où nous attend notre autobus. Le voyage sera long, fatiguant, et brutal. Ce sont des petites routes de montagnes que nous empruntons, et impossible de trouver le sommeil : les bus (nombreux sur cette route ) passent le temps en faisant la course ; ils se doublent, se narguent bref, ils vont nous tuer !……..heureusement, après de silencieuses mais acharnées prières, nous arrivons saines et sauves à Cuzco.
C’est Félix qui nous attend, il en fait trop et ne nous met pas à l’aise. Nous serons plus tard rassurées, il n’est pas péruvien ! C’est à l’association de Caroline, où nous nous rendons. Chaskawasky est son nom quechua, Hogar de las Estrellas, sa traduction espagnole. L’accueil est plus que froid, nous passerons toute l’après midi dans notre chambre.
Nous sommes dimanche…Lundi, je décide de rester avec Caroline pour la soutenir….cinq espagnols voire six habitent la maison, aucun d’eux ne nous adressent la parole. Nous tentons des approches, nous posons des questions, mais rien. Décidément, on n’y arrive pas !
L’après midi, pour nous détendre, et pour éviter une baston (France – Espagne), nous nous rendons dans le centre ville et ça marche. La joie revient, nos yeux brillent, nous rions pour rien .. bref on se sent bien. Nous arpentons les vieille ruelles de l’époque coloniale et cette magie quasi mystique nous saisit. La beauté à l’Etat pur…. On est enivré par cette ville, elle nous saoule, nous détend, nous décomplexe, nous ravit, bref, un substitut au bon vin.
J’ai quelques photos ( ci-dessous) qui vont vous donner une idée ; mais allez-y ! Vous verrez ce qu'on ressent...
Le soir, nous retournons à l’assoc de ma cousine et l’euphorie retombe tel un soufflé au fromage ( quelle métaphore ! Future poète peut-être ! Je sais tant de talent, vous dépasse ! )
C’est donc paradoxalement que se termine ce lundi.
Mardi est un grand jour pour moi, je vais découvrir l’endroit ou je passerais les quatre prochains mois. Important donc, le stress est à son comble. C’est Marco qui m’accueille, lui et son épouse Fridda sont responsables du projet. C’est eux qui tiennent la maison des bénévoles. Je suis rapidement rassurée, sa gentillesse saute aux yeux. Je découvre ma chambre, elle est immense, la vue est splendide. Photos !En fait, c’est une maison familiale, c’est comme si nous logions chez l’habitant, nous mangeons avec Fridda, Marco et leurs deux filles, nous vivons avec eux, en fait on fait partie de la famille !
Le soir, je rencontre les autres bénévoles ; une australienne, un espagnol et un couple Etats uniens, ce sont mes futurs compagnons. C’est le diner, et je suis le centre d’intérêt. Ils me posent pleins de questions, s’intéressent à moi ( ah ca fait du bien !). L’américain finit la soirée complètement bourré et nous nous amusons de son état.La première nuit est parfaite. La première douche est chaude ( dans l’autre assoc, l’eau était gelée) , le premier repas est excellent. Tout se passera bien, désormais j’en suis sûre.
Le lendemain est aussi un grand jour, je vais voir le projet. Nous prenons un taxi pour nous y rendre ; je découvre l’endroit où je travaillerais, je rencontre les enfants dont je m’occuperais.
Le début est difficile ; durant la première heure, je ne sais pas quoi faire.
Mais rapidement, je trouve ma place, elle sera dans la bibliothèque ; je suis plus douée avec des livres qu’avec des perles à essayer de faire des crocodiles !!!! Mes parents ne pourront qu’approuver !
La journée se finit sur une belle rencontre. C’est la mère d’une petite Maribela pour qui je me prends d’affection. Elle vit dans la maison où se déroule le projet, dans une petite chambre où sont entassés affaires, lits et cuisinière. C’est Marco et Fridda qui lui ont proposé ce logement. Après le malaise que j’ai en découvrant son chez soi, je me rends compte que pour elle , avoir un toit sous lequel dormir est une chance. Elle ne sait ni lire ni écrire. C’est donc sa fille qui lui apprend, chaque soir.
Elle me raconte sa vie, après la mort de sa mère à 6 ans, elle est recueillie par une femme dont elle devient l’esclave. Les coups sont son quotidien, et le mépris et l’humiliation sont tout ce qu’elle reçoit. Après la mort de cette femme, elle rencontre un homme avec lequel elle aura cinq enfants. Mais ils n’arrivent pas à vivre, c’est dans un taudit , une cabane, où les matelas sont posés à même le sol que Fridda et Marco les recontrent, elle et ses 5 enfants. Aujourd’hui, elle vit seulement avec les trois plus jeunes, les deux ainés sont dans un foyer. Elle rêve de les avoir près d’elle.
Mais elle sourit à la vie, elle remercie le ciel de lui avoir mis sur sa route Fridda et Marco et d’avoir avec elle trois de ces enfants (les plus beaux petits que j’ai jamais vu)
Elle n’est pas la seule, il y a beaucoup de mères courage au Pérou. Mais, elle est ma mère courage, elle est désormais un modèle pour moi et une force. Je la reverrais chaque jour.
Ainsi a démarré mon périple, fort en émotions et pourtant ce n’est que le début (que deux jours de travail).Hier, c’est à un jeune garçon de 18 ans, dont le manque d’hygiène a déformé le visage, que j’ai donné des cours de français. Il est doué, très doué, il parle 4 langues (espagnole, quechua, français et anglais). Ce jeune homme travaille de nuit cinq jours par semaine, je ne pourrais le voir que le jeudi et vendredi.
Alors, je lui accorderais une heure de cour (deux par semaine).
De la même manière, il sait sa chance d’être intégré dans le projet. Ses yeux brillent quand je parle français, il me dit que cette langue le berce, lui fait du bien, l’apaise. C’est sa langue préférée, il rêve de vivre en France. Je sais qu’il y arrivera, je l’aiderais du mieux que je peux pendant ces quatre mois.
Enfin, bref, je suis aux anges. Je fais ce dont je rêve depuis toujours, j’aide les autres. C’est ce pour quoi je suis faite …. En fait je crois que c’est ce pour quoi tout le monde est fait.
Ce qui est sûr, c’est que rien ne pourra me rendre plus heureuse.
Pour finir, je lance un appel, j’aurais besoin de vous. Je vais tacher d’améliorer leur quotidien, j’espère que vous en serez. C’est simple, vêtements, livres, crayons, chaussures, nourriture…..toutes ces choses dont nous disposons par centaines, dont nous ne savons que faire, manquent terriblement à ces enfants. Je vais voir concrètement ce que nous pouvons faire, mais ce qui est certain c’est qu’il ya quelque chose à faire (il ya toujours quelque chose à faire) et c’est important.
A la prochaine pour des nouvelles toutes fraîches !
Hasta pronto amigos ! Os echo de menos mucho ! ( à très vite mes amis, vous me manquez beaucoup )
PS : nickel, en espagnol, l’accent Latino-Américain change un peu par rapport à l’Espagnol mais rien d’insurmontable. On me dit que je parle très bien, que j’ai du avoir de super professeurs ! hum hum lol ! Bref, c’est tranquille. Puis, surtout, c’est très stimulant de parler une autre langue.Cependant, j’ai encore beaucoup de progrès à faire avant d’être bilingue ! 8 mois seraient largement suffisant…..mais en 4 mois, je sais pas ! On verra.
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