lundi 28 avril 2008
dimanche 27 avril 2008
2) Quand la REVOLUTION frappe à nos portes…
Alors, voilà…durant plus de trois semaines, Cusco a vécu au rythme des chants anti-gouvernementaux et des slogans révolutionnaires du type : « El Cusco no se vende carajo, el cusco se defiende carajo… ». Alors, celui là, on l’a entendu des milliers de fois.
Alors, je dois expliquer ce qui s’est passé. Fin février, une loi gouvernementale, qui fera se survolter la population Cusquenienne, est adoptée : celle-ci, permettait aux entreprises étrangères d’investir dans les hotels, restaurants, et autres activités de service, environnants les sites touristiques tel le Macchu Picchu.
La « privatisation du patrimoine culturel », tel fut comment l’interprétèrent les mécontents.
Cusco, jouit d’un incroyable attrait touristique, qui promet d’augmenter encore plus dans les années à venir, vu que le Macchu Picchu, a reçu le titre, bien que controversé pour son caractère commercial et son inofficialité (le 7 juillet 2007, ce fut un vote organisé par la Newopen world fundation) de Merveille du Monde.
Alors, le sentiment de fierté Cusquenien s’est réveillé, et tous se sont unis autour du joli thème de la « défense du patrimoine culturel ». Les manifestations, les grèves, les désordres ont été notre quotidien pendant plus de deux semaines.
Moi, comme stagiaire au Gouvernement Regional de Cusco, était immergée dans la lutte politique acharnée que faisait naître cette loi; oui, j’étais au cœur de la vie politique Cusquenienne, toute agitée et émoustillée face à cette opportunité que lui apportait sur un plateau d’argent, le gouvernement d’Alan Garcia. Je dis, opportunité, car l’unanimité du rejet de la loi, chez les Cusqueniens, donnait à l’opposition, le moyen de se faire voir, et apprécier.
J’ai donc participé au cortège du gouvernement regional de Cusco, très génée devant les regards soupçonneux des Cusqueniens, qui se demandait ce qu’une « gringa » (à traduire par " étranger"; historiquement employé pour désigner les Etats-Uniens, ce mot recouvre désormais une signification plus large, le "Gringo" étant "celui qui n'est pas d'ici". Les Limeniens sont donc parfois appelés Gringos par les Cusqueniens ! ) pouvait bien faire là ! Mais bon, le gouvernement est une institution politique, qui représente actuellement l’opposition de telle manière que tous les employés, quelque soit leur appartenance politique, devait s’unir au combat pour la défense du patrimoine national. On y a tous été…les femmes devant…lol, c’est qu’en plus, je devais tenir la banderole, affichant fièrement « Gouvernement regional de Cusco ». C’est qu’en fait, la manifestation s’organise par « gremio » ou par corps de métier. Ainsi, défilent les infirmières, les menuisiers, les charpentiers, les taxistes, les étudiants…et ensuite, les organismes ou institutions politiques tels que les ONGs ou le gouvernement regional de Cusco. C’était un moment très fort…que je n’oublierai pas de sitôt… la vie politique à Cusco est passionée…
Les gens, sont certes blasés par les promesses non tenus, par la corruption toujours tapissée dans le noir, par les luttes de pouvoir…Mais, même si ils vous diront le contraire, ils sont pleins d’entrain, conscients du « pouvoir de la rue », et prets à exiger au politique, qu’ils leur rendent des comptes. Le fait est que l’histoire politique Peruvienne a longtemps réprimer les élans populaires à des commentaires sur un fauteuil devant son poste de télévision. Le Pérou n’est qu’une démocratie depuis les années 80. Mais, aujourd ‘hui, la démocratie, est bien installée…alors, les gens exigent des comptes à des politiques souvent bien mal choisis : je pense à Fujimori, président Peruvien durant 10 ans, de 1990 à 2000, qui a commis d’incroyables actes de barbarie contre la population de la Sierra, prétextant la protection de la sécurité nationale. A cette époque, le Sentier Lumineux, organisation terroriste de mouvance maoiste, effrayait, faisait exploser, sequestrait… pour des idéaux assez courants sur ce continent.
Bref, Fujimori réussit l’exploit politique d’arreter le leader du Sentier Lumineux, Abimael Guzman, ce qui mit un terme aux activités terroristes du groupe. Ainsi, il fut réélu, en avril 1995, la population lui reconnaissant sa responsabilité dans la paix sociale retrouvée. Au terme de ce second mandat, il voulut postuler pour un autre mandat, ce qui est prohibé par la constitution… Qu’importe ! Il se présenta à la Présidence du pays pour un troisième mandat…en toute légalité, selon lui… Oui, Fujimori disait que son premier mandat avait eu lieu sous l’ancienne constitution, donc ça compte pour du beurre ! Mais alors, pas de vaine pour lui, explosa un scandale de corruption, autour de la personne de Vladimiro Montesinos, l’impliquant directement…Il s’est alors exilé au Japon durant 5 ans et alors qu’il essayait de regagner le Pérou pour se présenter pour les élections présidentielles de 2006 (têtu dite vous ? Un peu stupide ? Sans doute…), il fut arrêté. La demande d’extradition du Pérou fut acceptée le 21 septembre 2007 et depuis… et bien, son procès est en cours… Une commission de la vérité fut établie. Et, le bilan, que tout le monde connaissait, est que la lutte menée par Fujimori contre le sentier lumineux, a causé la vie à des milliers d’innocents…les arrestations étaient barbares, la délation mensongère fréquente, les jugements absents, et les tueries … oui, elles étaient monnaie courante.
Alors, comment voulez- vous demander aux peruviens de croire en la politique ? Pour eux, elle est laide, mensongère, et corrompue. Alors, au lieu de se remettre aux politiques, ils s’en remettent à eux-mêmes ; ils ont saisi les mécanismes de la démocratie directe, et en usent quand ils le jugent nécessaire. Ils sont conscients des enjeux, des espoirs que peut représenter le futur. Ils sont politisés, engagés, passionés…et c’est très joli à voir.
En France, je pense que les gens sont blasés, ne se rendent pas compte de l’incroyable pouvoir que représente la démocratie…je n’ai jamais vu, dans aucune manifestation ce que j’ai ressenti ces deux journées à Cusco…en défilant, à côté de ces gens, j’ai senti de l’émotion face à cette unité, cette fougue, cet engagement. Je voyais dans leurs yeux l’indignation… la colère…et le respect aussi pour toi qui défile à leur côté. On avait l’impression de faire partie de la même famille, de se battre ensemble pour les mêmes idéaux…d’êttre liés au même destin. J’ai adoré ce moment… j’ai trouvé une vraie beauté dans le défilé, la communion de ces hommes, unis autour d’un combat commun. Et là je me suis dit que la politique, est quelque chose de très fort…je ne parle pas de la politique comme institution, ou encore moins comme mécanisme de contrôle, mais de la politique comme choix moral. Choisir de quel côté on sera, te définit comme personne, et t’unit à d’autre âmes solitaires, pour toujours. La politique, rassemble les hommes, sans qui peut-être ils ne se seraient même pas regardés. La politique, c’est prendre la main de ton compagnon, et c’est la tenir jusqu’à ce que le combat soit gagné.
La politique…vraiment, j’y crois, comme jamais j’y avais cru. Je crois qu’elle peut changer la vie de ces gens, je crois qu’elle leur donne des espoirs aussi, et je crois qu’elle est faite pour moi. Le meilleur instrument pour changer ce monde, est la politique…si elle est vue comme une fin ( le pouvoir, le contrôle), elle est perdue, sale, et laide…mais, appréhendée comme un moyen, elle est porteuse de changement, de développement, de coopération, d’entraide, de solidarité…et de mieux être.
Alors, je dois expliquer ce qui s’est passé. Fin février, une loi gouvernementale, qui fera se survolter la population Cusquenienne, est adoptée : celle-ci, permettait aux entreprises étrangères d’investir dans les hotels, restaurants, et autres activités de service, environnants les sites touristiques tel le Macchu Picchu.
La « privatisation du patrimoine culturel », tel fut comment l’interprétèrent les mécontents.
Cusco, jouit d’un incroyable attrait touristique, qui promet d’augmenter encore plus dans les années à venir, vu que le Macchu Picchu, a reçu le titre, bien que controversé pour son caractère commercial et son inofficialité (le 7 juillet 2007, ce fut un vote organisé par la Newopen world fundation) de Merveille du Monde.
Alors, le sentiment de fierté Cusquenien s’est réveillé, et tous se sont unis autour du joli thème de la « défense du patrimoine culturel ». Les manifestations, les grèves, les désordres ont été notre quotidien pendant plus de deux semaines.
Moi, comme stagiaire au Gouvernement Regional de Cusco, était immergée dans la lutte politique acharnée que faisait naître cette loi; oui, j’étais au cœur de la vie politique Cusquenienne, toute agitée et émoustillée face à cette opportunité que lui apportait sur un plateau d’argent, le gouvernement d’Alan Garcia. Je dis, opportunité, car l’unanimité du rejet de la loi, chez les Cusqueniens, donnait à l’opposition, le moyen de se faire voir, et apprécier.
J’ai donc participé au cortège du gouvernement regional de Cusco, très génée devant les regards soupçonneux des Cusqueniens, qui se demandait ce qu’une « gringa » (à traduire par " étranger"; historiquement employé pour désigner les Etats-Uniens, ce mot recouvre désormais une signification plus large, le "Gringo" étant "celui qui n'est pas d'ici". Les Limeniens sont donc parfois appelés Gringos par les Cusqueniens ! ) pouvait bien faire là ! Mais bon, le gouvernement est une institution politique, qui représente actuellement l’opposition de telle manière que tous les employés, quelque soit leur appartenance politique, devait s’unir au combat pour la défense du patrimoine national. On y a tous été…les femmes devant…lol, c’est qu’en plus, je devais tenir la banderole, affichant fièrement « Gouvernement regional de Cusco ». C’est qu’en fait, la manifestation s’organise par « gremio » ou par corps de métier. Ainsi, défilent les infirmières, les menuisiers, les charpentiers, les taxistes, les étudiants…et ensuite, les organismes ou institutions politiques tels que les ONGs ou le gouvernement regional de Cusco. C’était un moment très fort…que je n’oublierai pas de sitôt… la vie politique à Cusco est passionée…
Les gens, sont certes blasés par les promesses non tenus, par la corruption toujours tapissée dans le noir, par les luttes de pouvoir…Mais, même si ils vous diront le contraire, ils sont pleins d’entrain, conscients du « pouvoir de la rue », et prets à exiger au politique, qu’ils leur rendent des comptes. Le fait est que l’histoire politique Peruvienne a longtemps réprimer les élans populaires à des commentaires sur un fauteuil devant son poste de télévision. Le Pérou n’est qu’une démocratie depuis les années 80. Mais, aujourd ‘hui, la démocratie, est bien installée…alors, les gens exigent des comptes à des politiques souvent bien mal choisis : je pense à Fujimori, président Peruvien durant 10 ans, de 1990 à 2000, qui a commis d’incroyables actes de barbarie contre la population de la Sierra, prétextant la protection de la sécurité nationale. A cette époque, le Sentier Lumineux, organisation terroriste de mouvance maoiste, effrayait, faisait exploser, sequestrait… pour des idéaux assez courants sur ce continent.
Bref, Fujimori réussit l’exploit politique d’arreter le leader du Sentier Lumineux, Abimael Guzman, ce qui mit un terme aux activités terroristes du groupe. Ainsi, il fut réélu, en avril 1995, la population lui reconnaissant sa responsabilité dans la paix sociale retrouvée. Au terme de ce second mandat, il voulut postuler pour un autre mandat, ce qui est prohibé par la constitution… Qu’importe ! Il se présenta à la Présidence du pays pour un troisième mandat…en toute légalité, selon lui… Oui, Fujimori disait que son premier mandat avait eu lieu sous l’ancienne constitution, donc ça compte pour du beurre ! Mais alors, pas de vaine pour lui, explosa un scandale de corruption, autour de la personne de Vladimiro Montesinos, l’impliquant directement…Il s’est alors exilé au Japon durant 5 ans et alors qu’il essayait de regagner le Pérou pour se présenter pour les élections présidentielles de 2006 (têtu dite vous ? Un peu stupide ? Sans doute…), il fut arrêté. La demande d’extradition du Pérou fut acceptée le 21 septembre 2007 et depuis… et bien, son procès est en cours… Une commission de la vérité fut établie. Et, le bilan, que tout le monde connaissait, est que la lutte menée par Fujimori contre le sentier lumineux, a causé la vie à des milliers d’innocents…les arrestations étaient barbares, la délation mensongère fréquente, les jugements absents, et les tueries … oui, elles étaient monnaie courante.
Alors, comment voulez- vous demander aux peruviens de croire en la politique ? Pour eux, elle est laide, mensongère, et corrompue. Alors, au lieu de se remettre aux politiques, ils s’en remettent à eux-mêmes ; ils ont saisi les mécanismes de la démocratie directe, et en usent quand ils le jugent nécessaire. Ils sont conscients des enjeux, des espoirs que peut représenter le futur. Ils sont politisés, engagés, passionés…et c’est très joli à voir.
En France, je pense que les gens sont blasés, ne se rendent pas compte de l’incroyable pouvoir que représente la démocratie…je n’ai jamais vu, dans aucune manifestation ce que j’ai ressenti ces deux journées à Cusco…en défilant, à côté de ces gens, j’ai senti de l’émotion face à cette unité, cette fougue, cet engagement. Je voyais dans leurs yeux l’indignation… la colère…et le respect aussi pour toi qui défile à leur côté. On avait l’impression de faire partie de la même famille, de se battre ensemble pour les mêmes idéaux…d’êttre liés au même destin. J’ai adoré ce moment… j’ai trouvé une vraie beauté dans le défilé, la communion de ces hommes, unis autour d’un combat commun. Et là je me suis dit que la politique, est quelque chose de très fort…je ne parle pas de la politique comme institution, ou encore moins comme mécanisme de contrôle, mais de la politique comme choix moral. Choisir de quel côté on sera, te définit comme personne, et t’unit à d’autre âmes solitaires, pour toujours. La politique, rassemble les hommes, sans qui peut-être ils ne se seraient même pas regardés. La politique, c’est prendre la main de ton compagnon, et c’est la tenir jusqu’à ce que le combat soit gagné.
La politique…vraiment, j’y crois, comme jamais j’y avais cru. Je crois qu’elle peut changer la vie de ces gens, je crois qu’elle leur donne des espoirs aussi, et je crois qu’elle est faite pour moi. Le meilleur instrument pour changer ce monde, est la politique…si elle est vue comme une fin ( le pouvoir, le contrôle), elle est perdue, sale, et laide…mais, appréhendée comme un moyen, elle est porteuse de changement, de développement, de coopération, d’entraide, de solidarité…et de mieux être.
La vie Politique Peruvienne, la vie politique Cusquenienne.
1) Parlons de choses qui fâchent : la politique !
Alors, voilà, je vais vous parler un peu de la politique Péruvienne, puisque j’y baigne depuis maintenant trois mois…le temps passe vite c’est fou !
Je travaille donc au Gouvernement Regional de Cusco, qui est biensûr une institution politique. Le Pérou est une démocratie depuis les années 1980. Sa constitution actuelle date de Fujimori, de l’année 1993 et consacre la présidentialisation du régime.
Le Pérou est un pays descentralisé depuis l’année 2002 ; ainsi, des élections démocratiques ont lieu à tous les échelons de la vie politique… et donc au niveau régional…
En fait, pour que vous compreniez, il est nécessaire de dresser le tableau des forces politiques au Pérou. La dernière élection présidentielle date d’avril 2006, et à l’issu du premier tour, trois forces politiques se partageaient les parts du gateau :
- L’APRA (Alianza Popular Revolucionaria) qui n’a de révolutionnaire que son nom. C’est un parti qui se veut de gauche, par tradition, mais qui a évolué plus vers une sociale démocratie. En fait, beaucoup de Péruviens, situent le parti au centre de l’échiquier politique, voir à droite. C’est que, pour bien tout saisir, il faut savoir que la classification gauche-droite, n’a rien à voir avec la France ; il faut déplacer tout l’échiquier vers la gauche et ainsi, et seulement ainsi, on pourra comprendre pourquoi un parti populaire revolutionnaire est considéré comme un parti de centre-droit. Son chef de file est Alan Garcia, qui fut déjà président de 1986 à 1991, et qui avait laissé le Pérou, dans une situation economique et sociale lamentable. En effet, à cette époque, la crise économique fait rage, une des plus dramatiques qu’a connu le Pérou, et les mesures prises par le président, n’arrive pas à enrayer une inflation, qui atteint des records : en effet, l’inflation atteint le taux hallucinant de 7 649% en 1990 ! Puis, au niveau social, ce sont les activités terroristes du Sentier Lumineux, d’inspiration Maoiste, qui s’accentuent. Confinées à la Selva, elles commencent à se propager dans tout le pays, avec des attaques d’usines électriques, provoquant des coupures de courant à Lima. Une solution militaire sera recherchée pour enrayer les violences terroristes… les violations contre les droits de l’homme seront le prix fort à payer. ( Massacre de Cayara en 1988)
Bref, ce qu’il faut savoir c’est que l’APRA est soutenu, sur la côte du Pérou, notamment la côte Nord.
- Le Partido Nacionalista (Partido Nacionalista) et l’UPP (Union por el Peru). Alors, je dois expliquer, pourquoi je mets ensemble ces deux partis. En fait, avant l’élection présidentielle, le Parti Nacionaliste s’est allié, avec alors, un parti, l’UPP, à qui cette élection a clairement donné une certaine assise électorale et surtout une visibilité qu’il n’avait pas ou surtout plus. Là, on est clairement à gauche. Le leader de cette force est Ollanta Humala, un ami d’Hugo Chavez, qui entend mener le Pérou sur la voie du socialisme moyennant nationalisation et biensûr, rejet de l’ingérence Américaine, dans les affaires interieures. C’est surtout, dans la Sierra, les Andes, que la population a massivement vôté pour lui, ce qui explique le succès de l’UPP aux élections regionales de Cusco.
- L’Alliance « Unidad Nacional » de Lourdes Flores, une femme enfin ( !) qui représente la droite de l’échiquier politique Péruvien….Elle bénéficie d’un soutien très important dans, la capitale et son agglomération où elle a réalisé ses meilleurs scores, en 2001 et 2006. Elle est par ailleurs présidente du Parti Conservateur, le Partido Popular Cristiano. Même si seulement quelques de milliers de voix la séparent d’Alan Garcia, elle renouvelera son échec de 2001, se contentant d’une troisième place, bien décevante.
Le second tour opposera, donc Alan Garcia à Ollanta Humala. Le premier, gagnera, les élections, et sera donc de nouveau Président, presque 20 ans après un premier mandat, bien peu glorieux. Il gagnera face à Ollanta Humala, avec 55% des voix, grâce notemment à un meilleur report des voix (de l’Alliance Unité Nationale notemment).
A savoir, que les ¾ du pays ont voté pour le candidat UPP ( populations les plus pauvres, marginalisés ) … la capitale, Lima, lui sera fatale.
dimanche 6 avril 2008
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