jeudi 24 janvier 2008
mardi 22 janvier 2008
Les autres aspects du voyage....
Oui, Caroline est rentrée, une page se tourne donc…Je pense vous avoir parlé de tous nos voyages, de nos découvertes mais je me suis rendue compte qu’il y avait des sujets que je n’avais pas abordé et qui ont pourtant eu une place essentielle dans notre voyage : La fête, la bouf et les amitiés…
1) La nourriture à la Péruvienne : tout en légèreté…
Je commencerais par l’essentiel… la bouf ! Oui, ce chapitre là a occupé une place primordiale dans notre voyage car au risque de vous suprendre, Caro et moi, on aime manger… Donc, pour résumer, nous avons dépensé plus de la moitié de notre argent dans les restaurants, petits gateaux et j’en passe… C’est pas qu’on n’essayait pas de résister, c’est qu’on y arrivait pas. Au lieu de s’encourager à décrocher de cette drogue douce, nous nous tirions vers les bas fonds de la gourmandise au point d’en arriver à un résultat malsain proche de la boulimie collective ! Si l’une d’entre nous avait le malheur de soumettre l’idée d’aller au restaurant, vous pouviez être sûre qu’on y était une demi-heure après ! Mais bon, c’est tellement pas cher sur le coup qu’on oublie que l’accumulation fait mal au porte monnaie !
Ainsi, je vais en profiter pour vous parler un petit peu de la nourriture Péruvienne. Au contraire de la Française, elle n’est ni raffinée, ni douce, ni légère…Chaque plat est constitué de pommes de terre et de riz, on ne peut en réchapper… que vous commandiez poisson, viande, omelette vous aurez droit au mixte riz-patates : très digeste !
Mais, attention, je vous parle des repas pour les habitants de la sierra car au Pérou, la richesse des climats, et de la géographie, fait qu’il y a une grande différence entre les habitudes alimentaires des Péruviens.
On distinguera donc, la côte (Arequipa, Lima) où l’on mange principalement du poisson, la spécialité étant le Ceviche, plat constitué de morceaux de poisson de mer ( on peut choisir lequel, sole, truite ou encore fruits de mer…), servis crus et froids et macérés dans un jus de citron vert; il est bien souvent accompagné de légumes ; patates, oignons, carottes…Et , Attention, ce plat aurait des vertues aphrodisiaques ! Il a surtout eu des vertues vomitives sur moi ! Enfin, bon, on est pas tous constitué de la même façon, n’est- ce-pas ?
Le ceviche est souvent servi avec la chicha morada qui est une boisson fameuse au Pérou, préparée à base de mais violet (lol ! c’est pas une blague ! ) qu’ils font bouillir avec du sucre, de la peau d’ananas et de la cannelle ; Perso, je trouve ce mélange dégueulasse. Faut dire que niveau boisson, les Péruviens ont des goûts douteux sachant que la boisson la plus bue est l’Inka Cola, boisson gazeuse qui a un gout de chewing-gomme, bref qui fait déjà pas du tout chimique. A savoir, merci guide du routard, que c’est le seul pays au monde, ou la première boisson n’est pas le Coca-Cola ; oui, eux préfèreront l’Inka Cola… Ah cette attache aux racines leur fait boire nimporte quoi ! Mais bon, on va pas se plaindre, la consommation de Coca sous toutes ses formes ( ! et oui, on se comprend ! ) est tellement importante là bas, que si ils arrivent à s’en détacher même pour cette boisson couleur pisse, ce n’est pas plus mal.
Oui, par exemple, le maté de Coca, infusion à base de feuilles de Coca servie avec un peu de sucre, se boit beaucoup à Cusco, car dit-on, il aurait des effets curatifs…sur les maux dus à l’altitude…oui, on passera ce sujet, mais bon, sachez qu’à Cusco, « la coulante » ou « la tourista » constitue le premier sujet de conversation entre les touristes. Ca a le don de détendre l’atmosphère et d’instaurer directement des relations saines et franches, n’est-ce pas ?
Mais, quand même, je suis mauvaise langue, ils ont d’excellents jus…en effet, ils servent des jus comme jamais je n’avais gouté auparavant…des fruits préssés, servis frais, et avec douceur…Ah, le pied… … ça m’emoustille rien que d’en parler !
Sans oublier la bière locale: la Cusquenienne qui est franchement très bonne… le problème c’est qu’avec l’altitude, les effets de l’alcool sur l’organisme sont décuplés. Donc, deux bières et je suis morte… faut dire que j’ai un petit soucis de résistance à l’alcool, qui, malgré ce que j’espérais, ne s’améliore pas avec le temps et avec la mise en place d’une consommation, pourtant, régulière… !
Dans la jungle, la Selva ( Puerto Maldonado, Iquitos…), c’est le poisson des rivières qui culmine dans leur alimentation, sans oublier les fameux steaks de tortues et de caimans… tout cela est, en général accompagné de bananes frites et de manioc !
Bref, passons à ce qui nous interesse, ou plutôt à ce que je connais bien, la cuisine des montagnes, donc de Cusco, où en entrée, on dégustera de délicieuses soupes, bouillons et crèmes de légumes.
Le « segundo » est le plus souvent à base de viande. Je vais vous citer quelques plats traditionnels : Lomo saltado ( Bœuf ) , aji de gallina (poulet), papa a la huancaina, arroz a la cubana, cuy (cochon d’inde), chicharron (porc), steaks d’Alpaca….Je ne les ai pas tous gouté, et pour le Cuy, je ne m’y risquerais pas, ce plat restera dans mon imaginaire…
Celui que nous dégustons le plus souvent pour son bas cout, est le Lomo saltado qui est de la viande de bœuf découpé en morceaux et cuits avec des oignons, poivrons, tomates et frites ; ceci accompagné de riz biensûr ! Pas très bon pour la diette, mais agréable au palais !
Les « Papas a la huancayna » sont des pommes de terre vapeurs, recouvertes d’une sauce à base de fromage frais et de piment jaune.
L’aji de gallina me plait beaucoup, c’est un plat constitué de morceaux de blancs de poulet cuisinés dans une sauce très goutue à base de pain, lait, piment, ail et oignons.
L’arroz a la cubana, n’est pas mal non plus, mais dur à la digestion, c’est à base de riz, accompagné de bananes frites, de frites ( lol, comme si ça ne suffisait pas ! ) et pour parfaire le tout, ce plat est recouvert d’un œuf au plat, bien gras ! …Voilà, pour la nourriture péruvienne… c’est pas mauvais, c’est même bon parfois, mais ça ne vaut pas la cuisine française, ça c’est sûr !
Niveau dessert, patisserie, ils sont vraiment nuls…car la plupart du temps à base de confiture de lait, que je digère très mal. Donc nous prenions plaisir Caro et moi, à aller dans deux restaurants dont la nourriture n’est pas d’inspiration Péruvienne : La Petite France ( lol ! ça fait déjà pas touristes ! ), qui constitue le rendez-vous des Français en mal de bonne bouf ; on y mange de délicieuses crêpes, à vrai dire, les meilleures que j’ai jamais mangé. Un régal !
L’autre restaurant, s’appelle Yanapay et c’est un restaurant associatif dont la totalité des fonds est reversé au projet portant le même nom. Le lieu est incroyable, féerique, tout en couleurs… en effet, créer pour financer un projet pour les enfants pauvres, le restaurant est décoré en fonction, avec des peluches, des dessins enfantins, des gadgets ; … Bref, c’est un retour en enfance, et la nourriture est en parfaite adéquation avec le lieu car elle se décompose en plats, en desserts qui constituent le comble de la gourmandise : pancake, crepes aux fraises, brownies, gateau au chocolat, lasagnes, tapas…on se croirait immergé dans le compte d’Hansel et Gretel, où tout ce dont on peut rêver niveau nourriture est à portée de main. On adorait ce lieu avec Caroline, car en plus il y a à l’étage une petite mezzanine où l’on mange à même le sol sur des coussins, des matelas… donc, quand on va à Yanapay, on y reste au moins deux heures car la digestion s’accomode très bien d’une sieste en ce lieu… sieste qui aura un petit gout nostalgique de cette enfance regrettée.
lundi 14 janvier 2008
CHANGEMENT DE CAP...
1 ) Une expérience qui tourne au vinaigre…
Vous êtes surement tous déjà au courant, mais je ne suis plus volontaire dans l’association Senor de Huanca. En effet, je n’en n’avais pas parlé mais mon volontariat s’est terminé en queue de boudin… c’est le cas de le dire… lol, ils m’ont viré ( ! ). Ca a fait rire tout le monde ici. C’est vrai que dire « je me suis fait virée d’un bénévolat » c’est assez comique. C’est comme si on faisait une blague commençant par : C’est quoi le comble du rejet ? Bin, c’est ça, c’est tout moi !
Je n’en ai pas parlé plus tôt car je ne voulais vous laisser sur cette mauvaise impression. Oui, je n’avais pas envie que ce qu’on retienne de mon voyage soit cette mauvaise expérience. Je l’ai fait pour mon moral aussi ; Tourner la page rapidement et ainsi ne pas me laisser bouffer par cette mauvaise expérience. Et attendre de retrouver un autre boulot, d’être relancée dans une activité professionnelle avant de vous en toucher mot.
Alors que s’est-t-il passé ? C’est assez drôle, en fait. Ca ressemble à un feuilleton. Car, dans toute télé novela qui se restecte, l’intrigue tourne soit autour du sexe, soit autour de l’argent. Pas de chance ( ! c’est de l’humour !), c’est l’argent qui a constitué le cœur de l’intrigue. Oui, je sais, problème débile, préoccupation de gros cons.
Avant de commencer à vous narrer l’histoire… je vais vous parler un peu du casting pour que vous compreniez tout. Dans le rôle des frêles victimes, deux jeunes fille…dont l’avenir est prometteur : Caroline MEYNIER et sa cousine TREMEAU Emmanuelle. Dans le rôle des bourreaux Marco et Fridda… et comme tout méchant qui se respecte, ils n’ont pas de nom de famille…Ils ne veulent pas laisser de traces…les malins ! Comme seul et unique second rôle, nous avons Catherine, une Canadienne ( oui, pas de nom de famille non plus, ce ne sont que des seconds rôles hein !). Enfin, dans le rôle du figurant, ce sera l’Australien (lui, il n’aura même pas de prénom ! )
Durant un mois et une semaine, tout va parfaitement, nous baignons dans l’allégresse, naives que nous sommes. Nous chantons, nous dansons, nous rions…. Mais au bout d’un mois environ, la situation commence à se dégrader.
Nous avons remarqué un changement de comportement chez Marco et Fridda ; ce ne sont plus les mêmes. Oui, car dans tout feuilleton à la noix, il y a une double personnalité, un comportement skyzophrénique (Ah… j’aime pas ce mot… référence à Gad pour ceux qui voient…). En effet, ils nous révèlaient leur vraie personnalité.
Ils commencaient à être désagréable avec ma cousine, à l’ignorer et au fur et à mesure du temps à la mépriser. Oui, je sais c’est horrible mais ce n’est pas tout ! Moi, je faisais semblant de ne pas noter cela car je ne voulais pas le croire. Oui, je vis dans un monde à la Marry Poppins où tout le monde il est gentil.
Mais au bout d’un moment, ils étaient tellement odieux…que j’ai du affronter la réalité. Alors qu’au début, ils se comportaient mal seulement avec Caroline ; j’ai commencé à être dans leur ligne de mire.
On a tout de suite su pourquoi avec Caro…nous sommes pas bêtes en fait…le fait est qu’elle dormait dans mon lit le week end, les samedi et dimanche, pour qu’on puisse profiter de ce voyage ensemble (oui, je sais c’est MAL !) car, je vous rappelle, que nous faisions notre bénévolat dans deux associations différentes.
Ils ont peut etre cru qu’on se livrait à des actes lesbiens… ce qui passe pas très bien au Pérou ! Www.Cousinesgaies.com (oui, alors c’est très personnel. Ne vous inquiétez pas…c’est une Spéciale dédicace à mes trois cousinsgais préférés Arthur, Guilhem et Galou).
Enfin bref, ils ne voulaient pas que je l’invite…pourtant le premier jour elle m’avait accompagnée à mon association et Marco, le con à moustaches, nous avait débattu son speech : Emma, estas en tu casa ? (t’es chez toi), tu peux inviter ta cousine quand elle veut… bref, le gros baratin. Le truc c’est que moi, je l’avais pris au mot, oui Marry Poppins… je sais. Enfin bref, je commence à souffrir ( oui, je sais c’est si dur !…), à pleurer, à patir de la situation.
Faut dire qu’il s’est passé des scènes comiques, surtout une, il faut que je la raconte :
Nous étions Caro et moi, dans ma chambre, tranquilles et là j’entends la voix de Marco,le con à moustaches qui m’appelle. Je descends et il me dit qu’on passe à table. Le truc, c’est qu’on était samedi et que normalement les samedis et dimanches , il n’y a pas de diner. En fait, c’est parce que l’Australien partait le lundi matin… mais bon je ne pouvais pas deviner moi ! Alors, j’explique qu’il y a ma cousine dans ma chambre et là… la phrase qui m’a tué sur place… Marry Poppins que je suis :
- « Et bien elle peut bien attendre, ou si tu veux vraiment, tu peux monter manger ça dans ta chambre ! »
Lol, l’hospitalité qui fait mal au cul…désolée pour l’expression mais ça convenait bien, je trouve. Oui, en même temps, proposer à Caroline de venir diner en notre compagnie aurait été étrange et mal venu…oui, je vous rappelle qu’ils sont très méchants (« On est les méchants, on est les méchants… » ! Ah décidément, Gad ne cesse d’accompagner mes pensées ! ).
Voilà, Caroline et moi sommes rejettées de cette maison, de cette famille… nous sommes des parias…on n’ose plus rentrer ensemble dans la maison, on se cache, je la fais rentrer en douce, et on s’échappe au petit matin pour ne pas qu’ils nous voient… on souffre.
Mais attention, ce n’est pas fini. Fridda, la conne à bourrelets, après avoir vu Caroline s’échapper de la maison au petit matin… (Comment elle l’a remarqué ? Je ne sais pas, lol, elle nous espionnait… oui très méchante ! ) M’avoue, enfin, qu’elle ne veut plus que Caroline dorme dans ma chambre. La raison ? Parce que ça use le matelas … Ah oui, en effet, je m’attendais à des excuses de merde…mais là c’est le pompon, je me retiens de ne pas rire quand elle me débite son excuse. Elle, elle reste sérieuse. Est-ce qu’elle y croit à son baratin, j’ai limite peur que oui ! lol !
Heureusement que je ne suis pas obèse… t’imagines une fille de 90 kilos, c’est mort pour elle si elle veut faire son volontariat à Senor de Huanca. D’ailleurs, quand ils demandent les CV, ils devraient demander de rajouter une colonne : poids… ils seraient mis au parfum directement… pour leur super matelas !
Enfin bon, on approche du dénouement final. Le délivrement viendra de Catherine, la Canadienne et d’un mail… oui, d’un mail…ah les nouvelles technologies sont capables de vous foutre une merde internationale !
Catherine, était passée par un organisme qui lui avait trouvé cette association. Oui, pas de chance, c’est qu’en plus elle avait payé cet organisme ! lol ! Bref, et cet organisme lui apprend, deux semaines avant qu’elle parte, que les prix pour loger à Senor de Huanca ont augmenté passsant de 50 à 70 dollars la semaine. Elle, surprise, demande des explications : « pour donner des repas aux enfants » sera l’explication. Bien. Elle arrive dans l’association, et au bout d’une semaine, me conte sa surprise à ne pas voir les enfants manger et boire. Elle écrit donc un mail à l’organisme pour lui demander des comptes.
Et là, c’est le drame ! Le paroxisme, l’histoire touche à sa fin.
Marco, le con à moustaches, et Fridda, la conne à bourrelets, nous convoquent et nous disent que si on n’est pas contente, on n’a qu’à se barrer ! Ok, c’est l’heure de vérité. Marry Poppins sort de ses gongs, elle en a marre de sourire niaisement et de faire la faux cul, elle va se révéler agacée, déçue, outrée. Oui, je vais m’énerver… ah ça fait du bien… je leur dirais tout ce que j’ai sur le cœur (en Espagnol, attention !). Je parlerais surtout de leur comportement avec Caroline que j’ai trouvé impoli, méprisable, bref impardonnable.
Et Fridda, la conne à bourrelets, pour vous donner la mesure de l’ampleur de sa méchanceté et surtout de sa connerie me répondra :
« Mais on n’a pas passé de contrat avec ta cousine » : Cela signifiant clairement : « Pourquoi lui sourire puisqu’elle ne nous donne pas de frics ? »
Ah, que l’humain peut être beau parfois, ça fait peur ! Mais, bon, je vous avais prévenu, très méchants, j’espère que vous n’êtes pas trop choqués !
Voilà comment se termine cette aventure, dont je m’efforce à ne retenir que le positif : les enfants du projet, et les volontaires. En effet, il ne faut pas que j’oublie que j’ai passé un mois formidable… que j’ai rencontré d’autres bénévoles avec qui je garderais contact… et que j’ai côtoyé des enfants merveilleux.
2 ) Un mal pour un bien ?
Il m’a fallu tourner la page…je l’ai fait rapidement…grâce à Caroline. Je suis allée vivre chez elle, dans son association pendant une semaine, et dieu merci, cette semaine là, les autres volontaires de son association étaient partis. Nous étions tranquilles donc… juste en compagnie de Natalia une Espagnole, adorable, géniale. Bref, bonne transition.
J’ai donc trouvé un autre boulot, ce fut long à conclure mais c’est bon, j’ai commencé il y a une semaine. Je travaille au gouvernement regional de Cusco dans la section Développement Social, ce qui me plaît énormément. En plus, cela s’accorde parfaitement avec la suite que je compte donner à mes études. En effet, je compte intégrer le master de Sciences Po qui s’appelle « Gestion de projet, Développement et Coopération en Amérique Latine ».
Le boulot me plaît énormément, c’est très stimulant intellectuellement et cela me manquait beaucoup dans le volontariat que je faisais, où je dois avouer que je m’ennuyais beaucoup sur la fin. Pour être plus précise, je travaille dans les sous sections « Developpement Humain et Social » et « Santé et Education » où se mettent en place, se développent et se concrétisent projets en tout genre.
Pour le moment, je travaille sur deux projets qui s’appellent : « Droit au nom et à l’identité » et « Renforcement des Capacités emtrepenariales des Micro et petites Entreprises ». C’est passionant. Le premier projet travaille principalement pour les Communautés Indigènes qui vivent dans les Andes, dans des villages ou zones rurales isolées. Il a pour but de les inciter à se procurer les documents d’identité afin qu’ils aient une existence juridique et qu’ils puissent jouir des droits que confère l’acces à la citoyenneté.
Le second projet est d’ordre économique… il a pour but la régularisation des Micro et Petites entreprises, moyennant la simplification des démarches administratives requises à cet effet. Ce projet entend aussi informer, puis former les entrepreneurs afin qu’ils puissent faire survivre leur négoce et qu’ils s’insérent dans cette économie globalisée par le biais d’associations d’entreprises, de conglomérats… très interessant aussi, mais plus complexe, car beaucoup de termes économiques, tecniques que je ne maîtrise pas bien en Espagnol.
Et pour être le plus clair possible, au terme de ces 4 mois, je rendrais un rapport : en effet, je suis en charge de proposer une analyse critique de la politique conduite par le Gouvernement Regional de Cusco. Attention, ce n’est pas simple mais très stimulant…Je suis donc immergée dans la caste politique Péruvienne, moi la petite Française…
En plus du contenu, l’ambience de travail est excellente. Mes collègues sont adorables, ils me traitent comme une princesse… bref, je m’y plais beaucoup. Et pas de problème d’argent, je dors dans une auberge où j’ai une super chambre, normalement fait pour 4 personnes, mais qu’ils me réservent à moi seule, et dont la vue donne sur la si jolie place des Armes de cusco. Et pour ne rien gacher, salle de bain privé avec eau chaude régulièrement… (oui c’est un autre style de vie !) et une télévision avec cable.
Donc, voilà, je suis repartie pour une nouvelle aventure, nouveau boulot, nouvelle chambre et nouvelle solitude aussi ! Enfin bon, je sais que mes collègues deviendront vite des amis.
Et puis, bonne résolution, je vais pouvoir jouer du piano. En effet, j’ai réussi à négocier avec une école de musique, qu’ils me laissent jouer du piano deux heures par semaine et cela pour 30 soles par mois soit 6 euros. Je serais donc ma propre prof !
En résumé, je pense, pour ceux qui s’inquiétaient, que tout ira bien pour moi.
Je vous embrasse tous très fort… Vous accompagnez tous ces pensées qui, quand je me sens mal, me susurrent à l’oreille que je ne suis pas seule et je vous en remercie.
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