Oui, Caroline est rentrée, une page se tourne donc…Je pense vous avoir parlé de tous nos voyages, de nos découvertes mais je me suis rendue compte qu’il y avait des sujets que je n’avais pas abordé et qui ont pourtant eu une place essentielle dans notre voyage : La fête, la bouf et les amitiés…
1) La nourriture à la Péruvienne : tout en légèreté…
Je commencerais par l’essentiel… la bouf ! Oui, ce chapitre là a occupé une place primordiale dans notre voyage car au risque de vous suprendre, Caro et moi, on aime manger… Donc, pour résumer, nous avons dépensé plus de la moitié de notre argent dans les restaurants, petits gateaux et j’en passe… C’est pas qu’on n’essayait pas de résister, c’est qu’on y arrivait pas. Au lieu de s’encourager à décrocher de cette drogue douce, nous nous tirions vers les bas fonds de la gourmandise au point d’en arriver à un résultat malsain proche de la boulimie collective ! Si l’une d’entre nous avait le malheur de soumettre l’idée d’aller au restaurant, vous pouviez être sûre qu’on y était une demi-heure après ! Mais bon, c’est tellement pas cher sur le coup qu’on oublie que l’accumulation fait mal au porte monnaie !
Ainsi, je vais en profiter pour vous parler un petit peu de la nourriture Péruvienne. Au contraire de la Française, elle n’est ni raffinée, ni douce, ni légère…Chaque plat est constitué de pommes de terre et de riz, on ne peut en réchapper… que vous commandiez poisson, viande, omelette vous aurez droit au mixte riz-patates : très digeste !
Mais, attention, je vous parle des repas pour les habitants de la sierra car au Pérou, la richesse des climats, et de la géographie, fait qu’il y a une grande différence entre les habitudes alimentaires des Péruviens.
On distinguera donc, la côte (Arequipa, Lima) où l’on mange principalement du poisson, la spécialité étant le Ceviche, plat constitué de morceaux de poisson de mer ( on peut choisir lequel, sole, truite ou encore fruits de mer…), servis crus et froids et macérés dans un jus de citron vert; il est bien souvent accompagné de légumes ; patates, oignons, carottes…Et , Attention, ce plat aurait des vertues aphrodisiaques ! Il a surtout eu des vertues vomitives sur moi ! Enfin, bon, on est pas tous constitué de la même façon, n’est- ce-pas ?
Le ceviche est souvent servi avec la chicha morada qui est une boisson fameuse au Pérou, préparée à base de mais violet (lol ! c’est pas une blague ! ) qu’ils font bouillir avec du sucre, de la peau d’ananas et de la cannelle ; Perso, je trouve ce mélange dégueulasse. Faut dire que niveau boisson, les Péruviens ont des goûts douteux sachant que la boisson la plus bue est l’Inka Cola, boisson gazeuse qui a un gout de chewing-gomme, bref qui fait déjà pas du tout chimique. A savoir, merci guide du routard, que c’est le seul pays au monde, ou la première boisson n’est pas le Coca-Cola ; oui, eux préfèreront l’Inka Cola… Ah cette attache aux racines leur fait boire nimporte quoi ! Mais bon, on va pas se plaindre, la consommation de Coca sous toutes ses formes ( ! et oui, on se comprend ! ) est tellement importante là bas, que si ils arrivent à s’en détacher même pour cette boisson couleur pisse, ce n’est pas plus mal.
Oui, par exemple, le maté de Coca, infusion à base de feuilles de Coca servie avec un peu de sucre, se boit beaucoup à Cusco, car dit-on, il aurait des effets curatifs…sur les maux dus à l’altitude…oui, on passera ce sujet, mais bon, sachez qu’à Cusco, « la coulante » ou « la tourista » constitue le premier sujet de conversation entre les touristes. Ca a le don de détendre l’atmosphère et d’instaurer directement des relations saines et franches, n’est-ce pas ?
Mais, quand même, je suis mauvaise langue, ils ont d’excellents jus…en effet, ils servent des jus comme jamais je n’avais gouté auparavant…des fruits préssés, servis frais, et avec douceur…Ah, le pied… … ça m’emoustille rien que d’en parler !
Sans oublier la bière locale: la Cusquenienne qui est franchement très bonne… le problème c’est qu’avec l’altitude, les effets de l’alcool sur l’organisme sont décuplés. Donc, deux bières et je suis morte… faut dire que j’ai un petit soucis de résistance à l’alcool, qui, malgré ce que j’espérais, ne s’améliore pas avec le temps et avec la mise en place d’une consommation, pourtant, régulière… !
Dans la jungle, la Selva ( Puerto Maldonado, Iquitos…), c’est le poisson des rivières qui culmine dans leur alimentation, sans oublier les fameux steaks de tortues et de caimans… tout cela est, en général accompagné de bananes frites et de manioc !
Bref, passons à ce qui nous interesse, ou plutôt à ce que je connais bien, la cuisine des montagnes, donc de Cusco, où en entrée, on dégustera de délicieuses soupes, bouillons et crèmes de légumes.
Le « segundo » est le plus souvent à base de viande. Je vais vous citer quelques plats traditionnels : Lomo saltado ( Bœuf ) , aji de gallina (poulet), papa a la huancaina, arroz a la cubana, cuy (cochon d’inde), chicharron (porc), steaks d’Alpaca….Je ne les ai pas tous gouté, et pour le Cuy, je ne m’y risquerais pas, ce plat restera dans mon imaginaire…
Celui que nous dégustons le plus souvent pour son bas cout, est le Lomo saltado qui est de la viande de bœuf découpé en morceaux et cuits avec des oignons, poivrons, tomates et frites ; ceci accompagné de riz biensûr ! Pas très bon pour la diette, mais agréable au palais !
Les « Papas a la huancayna » sont des pommes de terre vapeurs, recouvertes d’une sauce à base de fromage frais et de piment jaune.
L’aji de gallina me plait beaucoup, c’est un plat constitué de morceaux de blancs de poulet cuisinés dans une sauce très goutue à base de pain, lait, piment, ail et oignons.
L’arroz a la cubana, n’est pas mal non plus, mais dur à la digestion, c’est à base de riz, accompagné de bananes frites, de frites ( lol, comme si ça ne suffisait pas ! ) et pour parfaire le tout, ce plat est recouvert d’un œuf au plat, bien gras ! …Voilà, pour la nourriture péruvienne… c’est pas mauvais, c’est même bon parfois, mais ça ne vaut pas la cuisine française, ça c’est sûr !
Niveau dessert, patisserie, ils sont vraiment nuls…car la plupart du temps à base de confiture de lait, que je digère très mal. Donc nous prenions plaisir Caro et moi, à aller dans deux restaurants dont la nourriture n’est pas d’inspiration Péruvienne : La Petite France ( lol ! ça fait déjà pas touristes ! ), qui constitue le rendez-vous des Français en mal de bonne bouf ; on y mange de délicieuses crêpes, à vrai dire, les meilleures que j’ai jamais mangé. Un régal !
L’autre restaurant, s’appelle Yanapay et c’est un restaurant associatif dont la totalité des fonds est reversé au projet portant le même nom. Le lieu est incroyable, féerique, tout en couleurs… en effet, créer pour financer un projet pour les enfants pauvres, le restaurant est décoré en fonction, avec des peluches, des dessins enfantins, des gadgets ; … Bref, c’est un retour en enfance, et la nourriture est en parfaite adéquation avec le lieu car elle se décompose en plats, en desserts qui constituent le comble de la gourmandise : pancake, crepes aux fraises, brownies, gateau au chocolat, lasagnes, tapas…on se croirait immergé dans le compte d’Hansel et Gretel, où tout ce dont on peut rêver niveau nourriture est à portée de main. On adorait ce lieu avec Caroline, car en plus il y a à l’étage une petite mezzanine où l’on mange à même le sol sur des coussins, des matelas… donc, quand on va à Yanapay, on y reste au moins deux heures car la digestion s’accomode très bien d’une sieste en ce lieu… sieste qui aura un petit gout nostalgique de cette enfance regrettée.
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