1) Parlons de choses qui fâchent : la politique !
Alors, voilà, je vais vous parler un peu de la politique Péruvienne, puisque j’y baigne depuis maintenant trois mois…le temps passe vite c’est fou !
Je travaille donc au Gouvernement Regional de Cusco, qui est biensûr une institution politique. Le Pérou est une démocratie depuis les années 1980. Sa constitution actuelle date de Fujimori, de l’année 1993 et consacre la présidentialisation du régime.
Le Pérou est un pays descentralisé depuis l’année 2002 ; ainsi, des élections démocratiques ont lieu à tous les échelons de la vie politique… et donc au niveau régional…
En fait, pour que vous compreniez, il est nécessaire de dresser le tableau des forces politiques au Pérou. La dernière élection présidentielle date d’avril 2006, et à l’issu du premier tour, trois forces politiques se partageaient les parts du gateau :
- L’APRA (Alianza Popular Revolucionaria) qui n’a de révolutionnaire que son nom. C’est un parti qui se veut de gauche, par tradition, mais qui a évolué plus vers une sociale démocratie. En fait, beaucoup de Péruviens, situent le parti au centre de l’échiquier politique, voir à droite. C’est que, pour bien tout saisir, il faut savoir que la classification gauche-droite, n’a rien à voir avec la France ; il faut déplacer tout l’échiquier vers la gauche et ainsi, et seulement ainsi, on pourra comprendre pourquoi un parti populaire revolutionnaire est considéré comme un parti de centre-droit. Son chef de file est Alan Garcia, qui fut déjà président de 1986 à 1991, et qui avait laissé le Pérou, dans une situation economique et sociale lamentable. En effet, à cette époque, la crise économique fait rage, une des plus dramatiques qu’a connu le Pérou, et les mesures prises par le président, n’arrive pas à enrayer une inflation, qui atteint des records : en effet, l’inflation atteint le taux hallucinant de 7 649% en 1990 ! Puis, au niveau social, ce sont les activités terroristes du Sentier Lumineux, d’inspiration Maoiste, qui s’accentuent. Confinées à la Selva, elles commencent à se propager dans tout le pays, avec des attaques d’usines électriques, provoquant des coupures de courant à Lima. Une solution militaire sera recherchée pour enrayer les violences terroristes… les violations contre les droits de l’homme seront le prix fort à payer. ( Massacre de Cayara en 1988)
Bref, ce qu’il faut savoir c’est que l’APRA est soutenu, sur la côte du Pérou, notamment la côte Nord.
- Le Partido Nacionalista (Partido Nacionalista) et l’UPP (Union por el Peru). Alors, je dois expliquer, pourquoi je mets ensemble ces deux partis. En fait, avant l’élection présidentielle, le Parti Nacionaliste s’est allié, avec alors, un parti, l’UPP, à qui cette élection a clairement donné une certaine assise électorale et surtout une visibilité qu’il n’avait pas ou surtout plus. Là, on est clairement à gauche. Le leader de cette force est Ollanta Humala, un ami d’Hugo Chavez, qui entend mener le Pérou sur la voie du socialisme moyennant nationalisation et biensûr, rejet de l’ingérence Américaine, dans les affaires interieures. C’est surtout, dans la Sierra, les Andes, que la population a massivement vôté pour lui, ce qui explique le succès de l’UPP aux élections regionales de Cusco.
- L’Alliance « Unidad Nacional » de Lourdes Flores, une femme enfin ( !) qui représente la droite de l’échiquier politique Péruvien….Elle bénéficie d’un soutien très important dans, la capitale et son agglomération où elle a réalisé ses meilleurs scores, en 2001 et 2006. Elle est par ailleurs présidente du Parti Conservateur, le Partido Popular Cristiano. Même si seulement quelques de milliers de voix la séparent d’Alan Garcia, elle renouvelera son échec de 2001, se contentant d’une troisième place, bien décevante.
Le second tour opposera, donc Alan Garcia à Ollanta Humala. Le premier, gagnera, les élections, et sera donc de nouveau Président, presque 20 ans après un premier mandat, bien peu glorieux. Il gagnera face à Ollanta Humala, avec 55% des voix, grâce notemment à un meilleur report des voix (de l’Alliance Unité Nationale notemment).
A savoir, que les ¾ du pays ont voté pour le candidat UPP ( populations les plus pauvres, marginalisés ) … la capitale, Lima, lui sera fatale.
1 commentaire:
Hola me parece interesante tu apreciación de la política peruana, es cierto en Peru no se cree en los políticos, puesto que cada semana nos enteramos de los abusos y hechos de corrupción que comenten “nuestros politicos” y más aun luego de los “VladiVideos” (videos grabados en la sala del Servicio de Inteligencia Nacional) donde se repartían coimas a los políticos y personalidades influyentes de los medios de comunicación peruano, para que estos realizasen acciones a favor del gobierno de Fujimori como: Cambiarse de partido político, difamar a los partidos de oposición, votar en el congreso a favor de una ley que favorecía los intereses del partido de gobierno, etc.
Creo que la política peruana es muy similar a la política sudamericana, y aunque no estoy muy informado, se que en Italia Eligieron otra vez a Berlusconi con una mayoría absoluta tanto en la Cámara de Diputados como en el Senado Italiano, la pregunta del millón es ¿Por qué los italianos vuelven a elegirlo? Si está implicado en problemas judiciales por corrupción de testigos, uno más de los innumerables casos que tiene y si Italia tiene muchos problemas económicos , (no tantos como el Peru) pero se dice que “Italia es el país más endeudado entre los grandes de Europa”, creo que la política en todas partes del mundo tiene políticos malos y buenos, aunque, los malos los encuentras por todo lado.
Lamentablemente en el Peru elegimos al “mal menor”, en el año 2001 tuvimos que elegir entre Alan Garcia y Alejandro Toledo, el primero candidato del APRA que realmente tuvo el peor gobierno que la historia republicana del Perú haya conocido y el segundo que era una persona que mentía constantemente y no reconocía a su hija.
Para las elecciones del 2006 tuvimos que elegir otra vez entre Alan Garcia y Ollanta Humala, al primero ya lo concemos : Un político que realmente es uno de los mejores oradores del mundo, le decían que con su oratoria podía encantar hasta a las serpientes, y por eso mismo gano en la primera vuelta en el año 1988 y nos llevo a una Hiperinflación donde los alimentos y las cosas subían, dejo que el terrorismo tomara el control de gran parte del país, violaciones a los derechos humanos, corrupción por parte de los Apristas desde los mas altos niveles, las huelgas y los paros eran a diario. Etc etc.
El segundo Ollanta Humala: Militar retirado que hizo una sublevación contra Fujimori pero parece que fue una cortina de Humo para que Vladimiro montesinos huya del país, acusado de violaciones contra los derechos humanos en una base militar, donde desaparecieron muchas personas, que tiene un discurso antichileno (la forma mas fácil de tener seguidores en el Perú, es ser antichileno y antiimperialista), donde los que no pensábamos como él eran “sin vergüenzas”, junto con su hermano(Antauro Humala) realizo un levantamiento en Andahuaylas donde tomaron un puesto policial y mataron a varios policías, con planes estatizadores y nacionalistas muy descabellados al estilo Hugo Chavez, con una familia que hizo una feria de su candidatura, un padre y madre que querían fusilar a los homosexuales, un entorno de amigos muy agresivos y corruptos.
Creo que es muy difícil tomar la decisión de por quién votar o a quien elegir. Y lo que se viene pienso que será peor, si los políticos no cambian o por lo menos dan la impresión al pueblo que han cambiado la situación será más difícil para el 2011.
Chau. Y sigue escribiendo…
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