vendredi 30 novembre 2007

en pleine acrobatie, épatant, non ?



Caro, en pleine conversation avec les cieux...folles dites-vous?




Vous aurez noté, je l'espère, l'incroyable similitude avec Le Penseur, de Rodin !




Enchanteresque, n'est-ce pas ?



L'euphorie ! Et...admirez le toucher de guitarre ! Quelle classe caro !




Et, oui de tels paysages ne laissent pas indifférent !




Folle journée à Pisac !

Dimanche 19 novembre 2007,


Autre week end, autre découverte…cette fois ci c’est Pisac que nous visiterons. Pisac, est aussi un ancien site Inca, le plus connu après le Macchu Picchu… Il se situe dans la vallée sacrée des Incas, à 32 km de Cusco et il nous faudra trois quart d’heures pour nous y rendre…
Nous voyagerons en bus, debouts durant tout le trajet ; pas très confortable, mais bon très comique… c’est qu’en plus les allées centrales des bus sont très étroites et nous embêterons donc quasi tous les voyageurs assis, nous trouvant bien encombrantes…mais bon, ils sont assis, eux, merde alors !
Mais bon rassurez-vous, le prix n’exige pas un confort première classe, deux soles pour trois quart d’heures, ce n’est pas cher payé. J’aurais même accepté de voyager dans le coffre à ce prix là … ah oui, pour ceux qui ne le savent pas, trois soles équivalent à un dollar donc à 0, 60 centimes d’euros pour les Européens. Autant dire que nous sommes bien avantagées, nous les riches (et il y en a qui nient que le monde est fou ? Non, faut pas déconner !) !


PISAC (« Perdrix » en Quechua):


Les ruines

Le ciel nous gâtera ce jour-là ; il se vêtira de bleu, de ce bleu qui nous donne la nostalgie de ces jours de farniente, de ce bleu à qui nous pensons quand nous la citons comme notre couleur préférée sans jamais la retrouver nulle part, exceptée la haut, de ce bleu qui nous fait sentir que tout va bien, oui que malgré tout, tout va bien…
Donc, un beau ciel bleu mais pas seulement… il sera ponctué, traversé par de majestueux nuages, jouant de leurs formes et de leurs couleurs, nous offrant par la même un spectacle ravissant.
Cependant, le prix à payer pour ce festival de tons et de lumière, sera la grosse chaleur !
Et oui, et moi qui avait oublié de mettre du déodorant, en fera les frais… enfin pas autant que mes amis-voyageurs du bus! Ils ont du pensé que l’hygiène française laissait à désirer…lol, ah désolée, je donne une mauvaise image de ma chère patrie… je me rattraperais !

Nous serons donc moins courageuses que pour le Macchu Picchu, deux heures et demi pour grimper, nous dit-on (les ruines se situent à 8 km au dessus du village). Ok, sous ce soleil de plomb, ce sera : sans nous. Nous prendrons un taxi que nous partagerons avec des français…oui, le truc, c’est qu’ils avaient l’air normaux … Il fallait nous prévenir ! Comme quoi, il faut se méfier des apparences. En fait, la femme ne nous décevra pas, mais son ami, explosera tous les baromètres de la boferie ! A ce jour, je dois avouer, que nos rencontres avec le français nous ont toutes bien fait marrer. Je ne sais pas si le français qui voyage est bof, ou si tous les français sont bof, ou alors, troisième solution si on n’a pas eu de chance, mais alors, c’est un concentré d’arrogance, de prétention, d’orgueil… et de tout ce qui est synonyme de JME LA PETE !
Lui, se targuait d’un excellent niveau d’espagnol qui n’a d’excellent, entre nous, que sa basicité. Il voulait tout gérer, c’est qu’il allait, limite, nous organiser notre journée à nous ! oui, ce garçon souffrait d’un désir de contrôle, et de pouvoir insupportable. Ne voyageant que pour voyager, il nous exhortait de nous retrouver dans une heure et demi pour partager le taxi du retour. Et malheur, à sa copine, quand elle lui soumet l’idée de descendre à pied, idée qu’on partageait toutes, frêles et ignorantes donzelles que nous sommes :
- « Non, mais DOUDOU, c’est pas pour jouer l’arrogant ( lol, il l’a dit ! ), mais entre nous, c’est pas moi qui vais couiner sur le chemin du retour ! Euh... oui, tu te souviens à … ??? (Nom de ville exotique, il veut nous montrer qu’il a voyagé dans le monde entier !), c’est toi qui râlais sans cesse, pas moi ! »
Bref, on arrivera à se dessaisir de leur emprise, on cherchera à les éviter, se cachant dans les ronces, ou derrière les ruines, pour finalement y arriver plus ou moins… oui… euh… quelques malencontreuses rencontres… que nous abrègerons d’un : « Bon bin, on s’appelle, hein ! » Oui, on a été forte sur ce coup-là !

Ah, mise à part cela (lol !), la journée fut parfaite ! Le site de Pisac à notre grande surprise est immense, plus grand que le Macchu Picchu. Et de la même manière que ce dernier, Pisac n’est pas qu’un site archéologique constitué de ruines, c’est un incroyable paysage, il s’étale en haut des montagnes, et nous gratifie ainsi d’une vue splendide sur la vallée.
Mais, rien à voir avec le Macchu Picchu, ce n’est pas un pâle remake de ce qu’on a déjà vue, au contraire Pisac a une vraie identité et un attrait propre, surtout de part la nature environnante.
Beaucoup moins d’arbres, de verdure mais des cactus, des roches, des ponts en liane. On a l’impression de se retrouver sur le plateau du tournage d’Indiana Jones ; c’est sec, aride même, silencieux, immobile… au Macchu Picchu, on avait l’impression que la nature chantait, dansait, nous parlait. Là, elle se repose, dort sous ce soleil brûlant, et c’est nous qui allons la chercher. On se remet à elle, on se donne, on s’amuse avec elle… un beau moment.

Pour vivre Pisac, comme il se doit, il faut marcher, se promener dans le site. Le Macchu, étale sa beauté au premier coup d’œil, c’est l’enchantement instantané. Pisac , lui , attend qu’on vienne à lui, il ne livre pas tout de suite tous ses charmes… il faut arpenter les petits chemins de pierre, grimper, descendre... et se laisser séduire… chaque recoin est une merveille, au bout de chaque obstacle, ponts, tunnel ( le « tunnel du Puma » taillé dans la roche), marches en ascenseurs, apparaît un nouveau paysage, un nouvel angle de vue à chaque fois plus beau, de nouvelles ruines, de nouvelles plantes, une nouvelle végétation ; c’est l’émerveillement couplé à la surprise… c’est le OUAH, de plus en plus juste, sincère, et enthousiaste à mesure que la visite avance…Bref, un concentré de bien-être, encore une fois… Mais, je le vivrais différemment du Macchu Picchu ; au Macchu Picchu, j’étais émue, sans voix, perchée là haut dans les nuages, là, à Pisac, je serais enivrée, folle, animée d’un désir de bouger, de chanter, de rire… de m’éclater !
Nous y resterons plus de deux heures et demie et nous descendrons à pied ( !) folles que nous sommes ! Ce sera dur, la chaleur est telle que chaque pas est un effort de plus à fournir; mais heureusement, nos yeux, eux, sont éblouis par la beauté que la lumière céleste donne à chaque lieu.

samedi 24 novembre 2007

Le désert péruvien...


Découverte de Tipon...

Dimanche 5 novembre 2007,


Le week-end suivant le Macchu Picchu, nous avons décidé d’aller à Tipon ; ce nom ne vous dit sûrement absolument rien et je vous rassure à moi aussi, il ne ME disait encore rien quand j’y ai mis les pieds !
En fait, dans les environs de Cuzco, les vestiges Incas sont nombreux, et Tipon en fait partie ; Si le Macchu Picchu était avant tout un site spirituel pour les Incas ( culte du soleil) , Tipon lui avait une fonction économique puisque ces nombreuses terrasses et son système d’irrigation constituait un système développé et fiable pour l’agriculture Inca. Tipon est, en fait, surtout connu pour l’ingéniosité du système de conduction d’eau à l’air libre.
Moi, je dois avouer que je l’ai appris le jour même ; en effet, en voyant les touristes agglutinés devant les sources d’eau, avec leurs appareils photos, j’ai compris qu’il y avait quelque chose qui m’avait échappé ! Et pour cause… le système d’irrigation… ça m’apprendra à lire mon Guide du Routard à posteriori ! Ah, cette Manue… quelle tarte !

En fait, sur les conseils d’un honnête travailleur péruvien, nous nous sommes arrêtés tout d’abord à un autre site Inca, tellement connu que je n’ai pas réussi à retrouver le nom.. mais bon, au moins on sait qu’il existe.
Nous descendons donc du bus, et nous voici, en plein désert…face à un mur, un très beau mur d’accord, mais juste un mur… s’approchant de ce lieu, nous pensons découvrir derrière une immense cité Inca, mais non, rien, le vide, le néant. Nous sommes là, paumés dans le désert péruvien, avec notre mur… nous rions de la situation, nous essayons de trouver dans ce mur, une once d’inspiration mais rien… ça nous apprendra à commencer par le Macchu Picchu, on ne peut qu’être déçue après !
Nous prenons la route, et croyez-moi, on a l’impression d’être les héroïnes d’un road movie à l’Américaine, le Texas, ça y’est on a changé de pays ! On marche sous ce soleil brulant, on rencontre des taureaux, on se prend pour Thelma et Louise, mais malheureusement pas de Brad Pitt à l’horizon… que des vaches, des camions et des taureaux, et re des vaches.

Finalement, on grimpera dans un autobus qui nous emmènera à Tipon.

C’est sous un soleil de plomb que nous découvrirons ce site ; pour ceux qui connaissent mon amour de la chaleur, je dois avouer que j’ai passé plus de temps à me plaindre et à chercher les rares coins d’ombre qu’à m’extasier devant le système d’irrigation dont malheureusement, je n’ai pas encore compris l’incroyable génie… ça doit être mon côté anti-pratique, anti-manuelle … ( et oui, je sais il y en a qui porte mal leur prénom) !

En fait, le site de Tipon est relativement petit, il n’y a pas grand-chose à voir,… mais on grimpera quelques marches et on se retrouvera face à un paysage d’une beauté sauvage, aride, immobile…
Plus dynamique, ma cousine grimpera plus de marches, assommée, je resterais plus bas, dans un endroit où l’air semblait avoir trouvé sa place, et paressait être animé d’une envie de danser… je serai bien, là, et le temps s’arrêtera pour me laisser profiter de l’instant.
Pour finir, nous tremperons nos pieds dans les eaux glaciales des sources de Tipon, et nous rentrerons assommées par ce soleil agressif… nous finirons à la Chamba, restaurant connu de Cusco où guères nombreux sont les touristes qui osent s’y aventurer… c’est que le menu parle de lui-même : langue, cœur, tripes ( mais on sait pas de quoi ! ) et pour les âmes sensibles truite ( ah quand même, retour à la normalité ! )…. C’est ce que nous prendrons ( pas très aventurière les Thelma et Louise) une assiette suffira… c’est pas que l’appétit nous manque , au contraire, mais c’est que là bas une assiette équivaut en France ( et bien servi) au triple !

jeudi 1 novembre 2007

LA JOIE... et oui,c'est pas tous les jours qu'on voit des trucs pareils !




Rencontre du troisième type...


Et on y est encore...




Ca y'est... on y est...




des sourires innocents... c'est qu'on savait pas...que ça grimpait dur !




Une rencontre au sommet ...

Quatre semaine d’attente, mais le week-end du 27-28 octobre, ma cousine et moi allaient enfin connaître le Macchu Picchu ;
Depuis notre arrivée, une question revenait sans cesse, sommes- nous allées au Macchu Picchu, quand avons-nous prévu d’y aller…. comme si l’unique raison expliquant la présence de blancs dans cette contrée lointaine était ce haut site de la civilisation Inca.
Moi, je pensais que le Pérou ne pouvait se résumer au Macchu Picchu tant sa culture, ses paysages, ses contrastes sont riches…
Mais cela était avant que je découvre , enfin, cette merveille du monde…désormais, je comprends cette attache quasi obsessionnelle pour ce site, qui laisse dans l’esprit de celui qui y a posé le pied, une emprunte indélébile.

Le 27 septembre, départ paniqué à 6 heures après une quasi nuit blanche due à l’excitation et au stress du départ… nous devons prendre le bus pour nous rendre à Ollantaytambo, lieu où les curieux ont rendez vous avec le train qui les mènera aux rêves…
En effet, le Macchu Picchu se situe à 130 km au Nord-Est de Cuzco; plusieurs heures et plusieurs bus sont donc nécessaires ( Cuzco-Urubamba-Ollantaytambo-Aguas Calientes ) ... mais la vallée Sacrée des Incas offre largement de quoi se ravir les yeux ...

La première partie du voyage sera authentique, merveilleuse, émouvante. Dans le bus, nous sommes les seules blanches, nous voyageons dans un confort plus que modeste, le bruit que fait le bus est tel qu’il empêche une conversation sereine entre ma cousine et moi mais pourtant, ce voyage sera parfait…La beauté, la pureté nous accompagnera tout au long du trajet en bus; plaines immenses au premier plan, sommets enneigés au second ; un charme renversant, une douceur inouïe, un contraste saisissant.

Après une heure quarante cinq de ballade chaotique au milieu des délices de la campagne péruvienne, nous arrivons à Ollantaytambo. Et là, le voyage va prendre une toute autre tournure…c’est au milieu d’une horde de touristes armés de leurs appareils photos dernier modèle que nous nous trouvons désormais. La douceur du visage péruvien a disparu pour laisser place au regard hargneux, agressif, et si vide du touriste en quête de nouveaux exploits, de nouvelles conquêtes et surtout de nouvelles supers photos numériques !
Plus d’authenticité, plus de rêve ; nous sommes retournées dans le cycle infernal du mode de vie occidental.
C’est ainsi, mal à l’aise, honteuse de faire partie de la bande ( !) que nous grimpons dans le train qui nous emmènera de Ollantaytambo jusqu’à Aguas Calientes… dernier village où s’échouent les nouveaux visiteurs du Macchu Picchu.

L’analyse du touriste qui voyage en groupe vaut le détour je pense…
Ses yeux ne regardent pas, si ce n’est à travers l’objectif de sa caméra, appareil photo, portable et tout le tintouin. Il est fier, il est riche, il est le maître en ses lieux.
Peu importe que le paysage soit banal, il veut tout photographier, le barrage hideux, le pont délabré, les fils électrique, la locomotive…TOUT.
Il veut tout montrer à ses amis, il ne se rappellera même plus de quoi il s’agit, mais ça n’a pas d’importance, le touriste ne recherche pas l’émotion, le sens, le souvenir, il recherche la preuve, la trace, la fierté.
Et quand, alors que le train s’est arrêté, nous croisons de belles péruviennes en habit traditionnel, le groupe de francophones, moins discret qu’une meule de chiens, s’agite, se lève, sort instruments…et mitraille de photos ces femmes comme si il s’agissait d’animaux rares, ou pour ainsi dire de bêtes de foire… Peu importe, le touriste est content, il pourra montrer à ses amis sa RENCONTRE AVEC L’AUTOCHTONE … les années ont passé , certes, mais croyez-moi, j’ai l’impression de voir l’homme civilisé de Montaigne à la rencontre du Sauvage venu d’Afrique ; c’est pathétique… Je regarde ces femmes, j’ai l’impression d’assister à un viol, au pillage de leur identité et à la manipulation de leur image. Pathétique c’est le mot.

Après avoir assisté pendant une heure et demi, au spectacle désolant de l’occidental, nous arrivons enfin soulagé à Aguas Calientes. Nous quittons enfin « bofland » pour une petite enclave au milieu des montagnes où se cache le fameux Macchu Picchu. Nous respirons, Aguas Calientes (eaux chaudes) sera notre oasis, notre terre de repos, celle que l’on attendait impatiemment ; c’est de là que commencera notre périple…

Après l’achat des billets qui nous permettront de pénétrer dans l’antre du Macchu Picchu, nous commençons notre ballade. Nous avons choisi la marche plutôt que le voyage en autobus qui est cher et surtout qui selon nous, enlèvera beaucoup de charme à notre périple. Nous marcherons durement, nous marcherons doucement, beaucoup de pauses seront nécessaires, mais nous n’abandonnerons pas. Nous sommes guidés, poussés par ce désir ardent de mériter le Macchu Picchu.
Pour Caro et moi, l’ascension de cette montagne va de paire avec la découverte du Macchu Picchu. C’est un tout ; le bonheur à la vue du Macchu Picchu ne sera que plus grand si l’effort physique a été intense.
Et on avait raison ; cette fatigue physique éveille, attise, renforce les sens spirituels, psychiques, et ne rend que meilleur à l’esprit, la vue d’un site fantastique. Rares sont ceux qui ont grimpé, rares sont ceux qui l’ont mérité leur Macchu Picchu, mais, je pense aussi que, rares sont ceux qui ont ressenti ce que Caro et moi ressentirent ce jour là.
Notre corps ne répond plus de rien, on ne le sent plus, seulement s’activent, s’affolent, s’emballent cœur et esprit devant le spectacle qui s’offre à nous.

On l’a voulu le Macchu Picchu, on l’a mérité, on le vivra à cent pour cent.

La brume se sera invitée ce jour là…il est alors une heure, nous entrons dans le site. Des yeux qui brillent, une hâte de connaître tous les recoins s’emparent de nous. C’est beau, trop beau, on ne sait comment se comporter. C’est grand, trop grand, on ne sait par où commencer. Je pense pouvoir dire, qu’au début, du moins durant la première heure, nous étions un peu perdues, chamboulées, et trop pressées. On nous demande de prendre en photos, on se noie dans l’excitation générale, on s’agite à droite à gauche bref on passe à côté…
Mais une averse plus que bienvenue fera partir quasi tous les touristes vers les 15 heures, et nous aurons désormais le Macchu Picchu pour nous toutes seules… La brume s’échappe alors pour dévoiler un Macchu Picchu lumineux, silencieux, et léger comme débarrassés de petites puces encombrantes ; ce temps, cette valse des nuages dans le ciel participe à la beauté de l’instant ; un lieu mystique, mystérieux, divin, ainsi nous le vivons.
Nous entrerons alors en communion avec nous-mêmes, avec le site… Une sérénité inconnue remplace la frénésie des premiers instants. Nous sommes là, au milieu des nuages, en haut du monde…et rien ne manque en cet instant. Notre ventre qui n’a pas reçu son déjeuner, ne se plaint plus… rien ne manque…
L’émotion me saisira en plusieurs instants, une émotion qui m’est étrangère…une émotion non liée à la peur, au manque, au désir, à la souffrance, à la joie…mais une émotion liée à la plénitude , à ce sentiment que tout est parfait dans l’instant, cette sensation que la beauté en ce monde est saisissable et éternelle, cette impression de rencontrer le divin, de s’oublier dans une immense tranquillité de l’esprit… de VIVRE… le plus simplement, mais le plus sereinement possible.
Nous y resterons jusqu’à la fermeture, 17 heures (c’est qu’il fait nuit tôt là-bas !), nous rencontrerons des Lamas, nous prendrons des photos qui j’espère sont intelligentes ( je pense qu’elles le sont ), nous graverons ces instants dans notre esprit, et nous nous en irons, le cœur léger, dynamique, et heureux…

Nous rentrerons à pied … puis nous nous remplirons la panse (c’est que ça creuse la marche !). Et enfin, nous nous endormirons la tête dans les nuages, là haut, au Macchu Picchu. Ce sera une des plus belles nuits que je passerais.

Le lendemain, nous devons passer le temps à Aguas Calientes en attendant notre train ( départ 16 heures 20). C’est petit, trop petit, la seule chose qu’il y a, à part restaurants et hotels, sont les eaux thermales, mais trop chers et trop inintéressants selon les dire d’un ami anglais, nous choisirons le prélassement au bord de la rivière… bon choix, je pense…
Nous repartirons le soir, et les cons de touristes nous auront été épargnés pour le retour. Tant mieux, je profiterais pleinement des paysages dans le train, et le voyage se terminera sous un ciel étoilé, coloré comme si le soleil ne s’était pas entièrement couché …


Je vous laisse avec cette citation de ce grand poète Chilien, Pablo Neruda, qui réussit en deux phrases à exprimer, ce que j'ai ressenti, ce jour là... Ah, c'est rageant... Décidément, le talent, ça ne s'invente pas !

« Machu Picchu es un viaje a la serenidad del alma, a la eterna fusión con el cosmos, allí sentimos nuestra fragilidad. Es una de las maravillas más grandes de Suramérica. Un reposar de mariposas en el epicentro del gran círculo de la vida. Otro milagro más. »

« Machu Picchu est un voyage à la sérénité de l'âme, à la fusion éternelle avec le cosmos, là-bas nous sentons notre propre fragilité. C'est une des plus grandes merveilles d'Amérique du Sud. Un havre de papillons à l'épicentre du grand cercle de la vie. Un miracle de plus. »