Dimanche 19 novembre 2007,
Autre week end, autre découverte…cette fois ci c’est Pisac que nous visiterons. Pisac, est aussi un ancien site Inca, le plus connu après le Macchu Picchu… Il se situe dans la vallée sacrée des Incas, à 32 km de Cusco et il nous faudra trois quart d’heures pour nous y rendre…
Nous voyagerons en bus, debouts durant tout le trajet ; pas très confortable, mais bon très comique… c’est qu’en plus les allées centrales des bus sont très étroites et nous embêterons donc quasi tous les voyageurs assis, nous trouvant bien encombrantes…mais bon, ils sont assis, eux, merde alors !
Mais bon rassurez-vous, le prix n’exige pas un confort première classe, deux soles pour trois quart d’heures, ce n’est pas cher payé. J’aurais même accepté de voyager dans le coffre à ce prix là … ah oui, pour ceux qui ne le savent pas, trois soles équivalent à un dollar donc à 0, 60 centimes d’euros pour les Européens. Autant dire que nous sommes bien avantagées, nous les riches (et il y en a qui nient que le monde est fou ? Non, faut pas déconner !) !
PISAC (« Perdrix » en Quechua):
Les ruines
Le ciel nous gâtera ce jour-là ; il se vêtira de bleu, de ce bleu qui nous donne la nostalgie de ces jours de farniente, de ce bleu à qui nous pensons quand nous la citons comme notre couleur préférée sans jamais la retrouver nulle part, exceptée la haut, de ce bleu qui nous fait sentir que tout va bien, oui que malgré tout, tout va bien…
Donc, un beau ciel bleu mais pas seulement… il sera ponctué, traversé par de majestueux nuages, jouant de leurs formes et de leurs couleurs, nous offrant par la même un spectacle ravissant.
Cependant, le prix à payer pour ce festival de tons et de lumière, sera la grosse chaleur !
Et oui, et moi qui avait oublié de mettre du déodorant, en fera les frais… enfin pas autant que mes amis-voyageurs du bus! Ils ont du pensé que l’hygiène française laissait à désirer…lol, ah désolée, je donne une mauvaise image de ma chère patrie… je me rattraperais !
Nous serons donc moins courageuses que pour le Macchu Picchu, deux heures et demi pour grimper, nous dit-on (les ruines se situent à 8 km au dessus du village). Ok, sous ce soleil de plomb, ce sera : sans nous. Nous prendrons un taxi que nous partagerons avec des français…oui, le truc, c’est qu’ils avaient l’air normaux … Il fallait nous prévenir ! Comme quoi, il faut se méfier des apparences. En fait, la femme ne nous décevra pas, mais son ami, explosera tous les baromètres de la boferie ! A ce jour, je dois avouer, que nos rencontres avec le français nous ont toutes bien fait marrer. Je ne sais pas si le français qui voyage est bof, ou si tous les français sont bof, ou alors, troisième solution si on n’a pas eu de chance, mais alors, c’est un concentré d’arrogance, de prétention, d’orgueil… et de tout ce qui est synonyme de JME LA PETE !
Lui, se targuait d’un excellent niveau d’espagnol qui n’a d’excellent, entre nous, que sa basicité. Il voulait tout gérer, c’est qu’il allait, limite, nous organiser notre journée à nous ! oui, ce garçon souffrait d’un désir de contrôle, et de pouvoir insupportable. Ne voyageant que pour voyager, il nous exhortait de nous retrouver dans une heure et demi pour partager le taxi du retour. Et malheur, à sa copine, quand elle lui soumet l’idée de descendre à pied, idée qu’on partageait toutes, frêles et ignorantes donzelles que nous sommes :
- « Non, mais DOUDOU, c’est pas pour jouer l’arrogant ( lol, il l’a dit ! ), mais entre nous, c’est pas moi qui vais couiner sur le chemin du retour ! Euh... oui, tu te souviens à … ??? (Nom de ville exotique, il veut nous montrer qu’il a voyagé dans le monde entier !), c’est toi qui râlais sans cesse, pas moi ! »
Bref, on arrivera à se dessaisir de leur emprise, on cherchera à les éviter, se cachant dans les ronces, ou derrière les ruines, pour finalement y arriver plus ou moins… oui… euh… quelques malencontreuses rencontres… que nous abrègerons d’un : « Bon bin, on s’appelle, hein ! » Oui, on a été forte sur ce coup-là !
Ah, mise à part cela (lol !), la journée fut parfaite ! Le site de Pisac à notre grande surprise est immense, plus grand que le Macchu Picchu. Et de la même manière que ce dernier, Pisac n’est pas qu’un site archéologique constitué de ruines, c’est un incroyable paysage, il s’étale en haut des montagnes, et nous gratifie ainsi d’une vue splendide sur la vallée.
Mais, rien à voir avec le Macchu Picchu, ce n’est pas un pâle remake de ce qu’on a déjà vue, au contraire Pisac a une vraie identité et un attrait propre, surtout de part la nature environnante.
Beaucoup moins d’arbres, de verdure mais des cactus, des roches, des ponts en liane. On a l’impression de se retrouver sur le plateau du tournage d’Indiana Jones ; c’est sec, aride même, silencieux, immobile… au Macchu Picchu, on avait l’impression que la nature chantait, dansait, nous parlait. Là, elle se repose, dort sous ce soleil brûlant, et c’est nous qui allons la chercher. On se remet à elle, on se donne, on s’amuse avec elle… un beau moment.
Pour vivre Pisac, comme il se doit, il faut marcher, se promener dans le site. Le Macchu, étale sa beauté au premier coup d’œil, c’est l’enchantement instantané. Pisac , lui , attend qu’on vienne à lui, il ne livre pas tout de suite tous ses charmes… il faut arpenter les petits chemins de pierre, grimper, descendre... et se laisser séduire… chaque recoin est une merveille, au bout de chaque obstacle, ponts, tunnel ( le « tunnel du Puma » taillé dans la roche), marches en ascenseurs, apparaît un nouveau paysage, un nouvel angle de vue à chaque fois plus beau, de nouvelles ruines, de nouvelles plantes, une nouvelle végétation ; c’est l’émerveillement couplé à la surprise… c’est le OUAH, de plus en plus juste, sincère, et enthousiaste à mesure que la visite avance…Bref, un concentré de bien-être, encore une fois… Mais, je le vivrais différemment du Macchu Picchu ; au Macchu Picchu, j’étais émue, sans voix, perchée là haut dans les nuages, là, à Pisac, je serais enivrée, folle, animée d’un désir de bouger, de chanter, de rire… de m’éclater !
Nous y resterons plus de deux heures et demie et nous descendrons à pied ( !) folles que nous sommes ! Ce sera dur, la chaleur est telle que chaque pas est un effort de plus à fournir; mais heureusement, nos yeux, eux, sont éblouis par la beauté que la lumière céleste donne à chaque lieu.
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