mardi 24 juin 2008

Découverte de La Paz.

Nous quitterons en milieu de journée Copacabana, direction la Paz. Mais, nous ne ferons pas que du bus. Oui, à notre plus grande surprise, nous devrons prendre un petit bateau, qui nous emmènera de l’autre côté du Lac. Une petite promenade bien sympathique de quelques minutes seulement, où l’on suivra du regard, étonné et amusé, notre bus embarqué pour une traversée lacustre. Nous récupérerons notre bus, visiblement plus à l’aise sur terre.

Une heure plus tard…nous arrivons à la Paz. S’urgit, alors, de sous-terre, la capitale de Bolivie. C’est un vrai choc pour des esprits non préparés à un tel spectacle : des milliers d’habitations disposées dans une cuvette géante formée par les montagnes andines. Alors que d’habitude, les grandes villes, les capitales, sont construites, dans des lieux où la nature ne s’impose pas, là, on peut dire que La Paz, fait exception. Construite dans un environnement où la nature impose sa grandeur, elle s’adapte, aux formes, reflets, éléments de la géographie locale. C’est une véritable « curiosité urbaine », qui vaut le détour.
Capitale la plus haute du monde, la Paz s’étage en effet de 3 300 m à 4000 mètres d’altitude. Des centaines de pics enneigés de plus de 5 000 mètres, offrent à la capitale Bolivienne, un environnement à couper le souffle.

Après nous être remis de nos émotions liées à l’urbanisme farfelu, étonnant, et même choquant de la Paz, nous partirons en vadrouille, à la recherche d’un logement. Nous finirons épuisés, résignés…dans un Hotel 3 étoiles, au standing un peu trop élevé pour des bab’ que nous sommes devenus, jparle surtout pour Caro et moi ! En effet, après avoir essuyé une quinzaine de refus, dans toutes les auberges de jeunesse où nous avons mis les pieds, nous decidames de jouer aux Bobos, en posant nos valises dans l’Hotel, le plus chic de la zone…Pour nous faire sentir encore plus mal que nous ne l’étions déjà, nous ne pourrons pas ne pas apercevoir le policier, se tenant devant l’hotel, jour et nuit…et garantissant ainsi la sécurité des gringos ! La honte ! Mais faut avouer qu’une fois installée, on ne boudera pas notre plaisir à nous prélasser dans une douche impeccable, à nous sécher les cheveux avec le sèche-cheveu fourni par l’hotel…et enfin, à zapper sur la centaine de chaînes que comptait le téléviseur. C’est dingue, comme on s’habitue vite à la grande classe, et comme nos idéaux de jeunes révolutionnaires s’estompent dans une bonne douche brûlante et parfumée…Lol !

Bref, reposés, nous nous promènerons dans la Paz, où la paix, est bien, n’y règne pas tant que ça ! Oui, c’est un vrai Bronx, un chaos urbain où travaux, traffic à outrance, et foule préssée s’emmêlent dans une symphonie bruyante et hasardeuse. C’est une improvisation douteuse, où chaque instrument essaye d’imposer ses notes, sans se soucier des autres, et ce, au plus grand damme de l’harmonie générale. Mais, à part, ce désordre ambulant, nous serons charmés par ces rues qui montent à n’en plus finir, touchés par cette lumière de montagne colorant les étals, amusés à la vue de ces milliers de fils électriques enlassés au dessus de nos têtes. Même si la promenade n’était pas de tout repos, elle nous aura satisfaits dans l’expérimentation du « choc culturel », que tout voyageur Européen cherche à ressentir en mettant les pieds dans des pays comme le Pérou et la Bolivie. La Paz, c’est la folie d’un schéma urbain, c’est l’anarchisme du traffic automobile où règne la « loi du plus fort », c’est l’acharnement au travail d’une population pauvre, c’est l’injustice d’une société empêtrée dans les inégalités, c’est l’expression du malaise entourant la question et les relations raciales… C’est une aura particulière et un parfum particulier. C’est un véritable gouffre…où l’esprit du « gringo » est frappé de plein fouet…De cette escale Bolivienne, on ne se remet pas. On est changé…quelque chose en nous est changé.

La Paz m’a fait sentir mal…honteuse et coupable.

La pauvreté y est flagrante, omniprésente ; elle est dans l’air qu’on respire, dans les ruelles qu’on traverse, dans les regards que l’on croise.

La pauvreté est une maladie sociétale, humaine, dont les effets sont mortels. C’est cent fois plus dur à regarder en face qu’une maladie incurable tel le cancer, car elle est créée par l’homme, l’homme qui dans son ignorance, son obsession pour le matériel, et sa cruauté a un jour entrepris la lutte contre l’homme. Et cette lutte, n’a jamais cessé. Elle continue d’affecter, chaque jour, des milliers de victimes qui souvent, courageuses, s’efforcent, triment chaque jour pour retarder l’échéance, mais qui parfois, résignés, laissent la maladie s’emparer de leur âme, de leur vie. Ils succombent au malheur, à l’épuisement, au désespoir d’une vie, qui ne changera pas de visage.

Et c’est dur, très dur à voir car la pauvreté ne relève pas de la fatalité, mais de la connerie humaine.

La pauvreté, nous les occidentaux, on la connaît chiffrée, mesurée, parfois filmée. On s’indigne de son existence, on pleure ses effets, mais pourtant, chaque jour, on jouit des avantages que cette pauvreté lointaine et maîtrisée, nous procure à nous, toujours plus riches, toujours plus sûrs de notre supériorité.

mercredi 11 juin 2008

Petite escale bien sympathoche...



CHAPITRE 2 : La BOLIVIE

Nous avons donc décidé d’aller en Bolivie, que je ne connaissais pas réellement. J’étais juste allée, avec Caro, à l’île du Soleil- Lac Titicaca, côté Bolivien. C’est là où nous avions vu ce coucher de soleil si beau. Et bien, nous y sommes retournés. En fait, pour couper la route, l’escale à Copacabana était nécessaire et bienvenue. C’est qu’on en a fait du bus…C’est vraiment peu cher…mais c’est fatiguant. Quand on regarde la carte, on ne pense pas en avoir pour autant de temps…mais les routes sont dans un si mauvais état, et tellement sinueuses, qu’au lieu de mettre une heure en vol d’oiseau, on en met, sept de plus en bus!
Nous avons pris le bateau tôt le matin, et nous sommes arrivées au Nord de l’île. Le but était de partir en promenade du nord de l’île pour arriver en fin de journée au Sud. C’est ce que nous avons fait…et c’était bien sympa. La ballade était magnifique, un beau ciel bleu a accompagné notre journée et malgré quelques accrocs aux différents péages de l’île (lol, en fait, il fallait payer des passeurs, à chaque point cardinal de l’île, pour avoir le droit de continuer la route ! Nous avons eu un petit débat idéologique familial ! ), Nous sommes arrivés, vers les 4 heures de l’après midi, au village Sud de l’île. Nous avons dîné à la bougie, une bonne soupe de quinua et une délicieuse truite du coin, dormi dans nos petites chambrettes, à l’abri du chien fou (oui, un chien mutan ! Tout petit, mais super agressif…genre le chien dans Mary à Tout prix, quand ils le droguent ! Pareil, tu vois le genre ! ), et nous nous sommes réveillés au petit matin pour mieux repartir. Nous sommes descendus, du côté de l’île où seuls les locaux vont. C’était super joli…c’est la face non touristique du Lac Titicaca. Ici, se développe l’activité économique non liée au tourisme…principalement la pêche. C’était enchanteresque…les herbes hautes trempant leurs racines dans les eaux froides et calmes de Titicaca, le pêcheur solitaire pensif sur son petit bateau de plaisance, et la famille Tremeau bruyante et agitée (lol !)…Un compte de fées !

mardi 10 juin 2008

La famille, manque juste Chloé ( je pense à toi, soeurette)




Voilà, cette curiosité : las Salinas




Las Salinas ou las Salineras: (les deux se disent...)

Ensuite, nous avons repris le chemin, pour nous rendre aux Salineras. Mis en place par les Incas, Las Salineras est un système ingénieux de production de Sel. En quoi, il est ingénieux ? Ah, vous en poser de ces questions. Honnêtement, je n’en ai aucune idée. Je sais juste qu’il est ingénieux…et oui, les Incas étaient des tronches, genre boutonneux à lunettes, le nez fourré dans les bouquins…Oui, je vous assure.
Bref, ce que je sais, c’est que ce sel, est exporté jusqu’au Japon, où il est utilisé pour soigner certaines maladies du troisième âge…C’est fou, non ?

C’est très étrange de voir ceci. En pleine nature, on ne voit le lieu, qu’en arrivant au lieu ! Oui, ce que je veux dire, c’est qu’il est comme caché entre les montagnes et s’étend au fond de la Vallée, comme pour mieux nous surprendre. Habitués aux couleurs pastel et douces de la nature, nos yeux sont presque éblouis par la blancheur du Sel, produit en masse, et conservé dans des cavités naturelles de forme rectangulaire. C’est comme un jeu de dames géant, où toutes les cases seraient colorées de blancs. Ce n’est pas franchement très beau…Mais c’est étonnant, limite comique… En fait, pour vous raconter un peu l’histoire de ses Salineras, il faut savoir que sa gestion a été remise en question plusieurs fois. Au début, la production et la commercialisation du Sel de Maras, était le fait d’une grande entreprise étrangère, ce qui menait à des abus biensûr et excluait la population locale des retombées économiques de l’exportation et de la vente de Sel. Il y eut protestation…La gestion revint ensuite à la Municipalité de Maras, mais là encore il y eut des problèmes. Le manque de connaissance et de compétence du personnel de la municipalité, en matière de production, d’organisation, et de commercialisation, conduit à d’autres protestations. Finalement, le problème fut résolu, dans la création d’une coopérative du Sel, gérée par la population locale de Maras. Cela continue de fonctionner…ce n’est biensûr pas parfait…mais l’important étant que ce lieu et ses ressources furent restituées aux descendants de ceux qui l’avaient fondé. Et ça, c’est la Justice ! Et on n’aime bien, quand les choses se terminent comme elles doivent se terminer. Jolie histoire non ?

Voilà, la bande à Basile en pleine communion avec Moray



Voilà, le Roswell Péruvien...Ne cherchez pas, la vérité est ailleurs!




MORAY

Traversant ces plaines sauvages, nous nous dirigerons vers deux sites, Moray et las Salineras.

Moray est un site archéologique, qui devient peu à peu touristique. On croirait à une mauvaise blague ! C’est comme si il y avait eut, en cet endroit, un arrivage d’extra-terrestres…Un genre de Roswell, latinisé ! Oui, apparaît devant nos yeux, cette arène à la forme conique, organisée en spirales d’une symétrie irréprochable. En fait, il s’agissait d’un lieu construit par les Incas, pour les besoins de l’agriculture. L’ingéniosité du système me sera comptée à posteriori… A chaque niveau, correspond un micro-climat et à chaque micro-climat, on cultive une variété de plantes, de légumes, de céréales. Par exemple, au premier niveau, se cultivera le mais, au second niveau, la pomme de terre…et ce, jusqu’au dernier niveau.
En plus de cela, il y a une explication cosmique à l’emplacement du site. Le premier niveau, premier cercle, se trouve dans l’alignement d’une planète, qui serait libératrice d’une énergie incroyable. Il y a donc à Moray, une énergie cosmique, censée s’emparer de votre corps et de votre esprit, quand on se trouve au centre du site.
Voilà pour l’exposé, un peu sommaire, je vous l’avoue…Mais l’idée est là !

En fait, sous l’impulsion de l’ancien maire de Maras, et de l’UNESCO, ce site a été restauré il y a peu, et accueille aujourd’hui, près de 1500 personnes à l’année. Un bon début !

Et faut que je vous raconte ! Nous avons, en plus de ça, assisté à une scène comique. Dans l’antre de Moray, se tenaient droit comme des piquets, des individus, en pleine communion avec l’Esprit Sain. Oui, ils vivaient un moment qui devait être unique pour eux ; la ferveur était perceptible. Tenants dans leurs bras des tissus traditionnels et même des bijoux, ils les offraient aux…jsais pas trop en fait…aux esprits de Moray (pourquoi pas ?). J’ai au début cru à une mauvaise blague, mais alors que nous recumes quelques regards glacés pour oser parler à haute voix, je me suis rendue compte, qu’ils étaient vraiment à fond. Je me suis dit un instant, qu’ils allaient se livrer à des rites sacrificiels, comme dans le bon vieux temps, pour satisfaire les maîtres des lieux, mais il n’en fut rien (la déception ! non jrigole !). Enfin, c’est vrai que ça faisait un peu secte…beaucoup même. Vous allez me dire que je suis une sceptique…mais c’est faux. Je sais qu’il y a une croyance à Maras, qui dit que quand on se place au centre de l’arène, on recevrait une énergie incroyable, qui nous débarasserait du stress et de la fatigue du quotidien (ce que j’explique plus haut) Pourquoi pas ? Je ne suis pas allée au centre moi, mais je le ferais et je vous dirais ce que j’en pense. Non, ce que je n’aime pas, ce sont les manifestations collectives de ses croyances personelles. Pour moi, la spiritualité doit rester quelque chose de personnel ; on doit vivre ses croyances individuellement car le collectif n’a pour moi rien à faire avec les convictions spirituelles, religieuses…Je pense, qu’en vivant collectivement sa spiritualité, les convictions deviennent des certitudes…Et sur des sujets aussi subjectifs, et personnels que ceux-ci, les certitudes conduisent à l’intolérance, au rejet et aussi, je pense, à l’obscurantisme. Et, vous savez bien, tout cela abouttit au racisme et aux guerres …de religions par exemple (D’ailleurs, il y en a une en ce moment-même, on aurait presque oublié ? ! Pff, quelle honte ! ).
Et puis, en remettant ses propres convictions à un collectif, on accepte que le collectif pèse sur ces dernières, il peut les moduler, les modifier, les changer, les renforcer… Et c’est cela la force du groupe. Cela peut-être bien, dans certains cas, mais pas pour ce qui est d’ordre spirituel. Car, l’évolution spirituelle fait partie de l’évolution de l’individu, elle est marquée par des rencontres, des évènements, des découvertes…et ne doit pas être entravée par un jugement, une participation ou un avis extérieurs. Enfin, c’est mon avis. Toujours à me la ramener, non ? Lol !
En tout cas, on s’est bien marré en les voyant faire leurs choses…bizarres. Et le plus marrant, c’est qu’en s’approchant, on a entendu du Français. Oui, la bande à Basile était de nationalité Française, et faisait un voyage initiatique à la détente, aux moyens d’une immersion dans des lieux sacrés, comme à Moray. Pourquoi pas ? C’est juste que je me demande comment ils font pour se détendre, quand le chef spirituel les rappelle à l’ordre pour que tout le monde vienne s’unir à la prière du jour, où à la phrase du jour. « Aujourd’hui, Jean-Paul va nous parler de la réminescence spirituel » ! Vas-y Jean Paul ! Vas-y Jean Paul ! Lol !

Caroline, aventurière modèle !




On dirait des peintures, non?




Les plaines sauvages de Maras




mercredi 21 mai 2008

Chapitre Premier : Moras, Moray et las Salineras

Donc, nous avons décidé, d’aller à Moray et à las Salineras. Un petit village, fait, en quelques sortes, la jonction entre ces deux sites. Il s’appelle Maras. Maras est situé en amont de la Vallée Sacrée et du Rio de l’Urubamba. Il constitue, en quelques sortes, un lieu de vie humaine inattendu, tant la nature alentour est dense et semble posséder l’endroit.

Naturel, authentique, sacré…le paysage nous immerge dans les anciens temps, où la vie sauvage avait encore droit de citer…Cette nature nous donne l’impression de s’exprimer en toute liberté ; elle domine ce lieu, ces terres et récupère, ici, la dignité que nous lui avons ôté, là-bas. La nature est belle, rayonnante, vivante. Oui, la nature est vie, ici, à Maras.

L’homme, lui est soumis, il travaille pour elle et par elle. Il mange grâce à ce qu’elle lui donne. Il dort, si la nature accepte de le laisser se reposer. Il meurt…par le froid, qui est fatal aux corps affaiblis. Mais c’est de bonne guerre ! Si elle leur reprend la vie, c’est aussi elle qui la leur donne ! Elle les nourrit, les protège, les anime…bref, elle est leur vie, ce par quoi tout commence et tout finit aussi. Après un voyage comme ça, je comprends désormais mieux, les croyances ancestrales, et parmi elles Incas, qui voyaient en la nature, cette force supérieure que j’ai perçu ce jour-là. C’est un lieu où le paganisme s’empare des esprits même les plus revêches. Oui, c’est un autre monde, où l’évidence, et bien, s’adapte…

Les hommes sont reconnaissants en la nature pour ce qu’elles leur donnent, et la respectent pour cela. Plus que du respect, c’est, comme dans toute croyance ou religion, une soumission à la Mère Nature, soumission inconditionelle et éternelle. Chaque site ou lieu, que l’Inca a construit dans cette région, est un hommage rendu à la nature et particulièrement au Soleil, si sacré chez les Incas. L’hommage peut-être signifié par la grandeur et puissance de la nature célébrée, par une prière à son attention ou encore par l’organisation tecnique calquée sur les données scientifiques qu’ils possédaient à l’époque sur les phénomènes naturels.

Je comprends totalement, qu’ils aient pu voir en la nature, cet être magique, supérieur, décideur de la vie et de la mort.

Quand on va dans ce lieu, la nature n’est pas que nature, elle est personnalisée. Oui, elle se personnalise à notre esprit dans les mouvements, les élans et les sursauts de ses éléments. On sent sa force, sa domination ainsi que sa générosité dans la violence des souffles du vent, dans la souplesse et douceur du balancement des épis de blé ou encore, dans la rigueur de la terre ocrée qui défile immuable, sous nos pas.

J’ai beaucoup aimé cette promenade…et en plus de ce qu’elle représente, il y a ce qu’elle est. Oui, la nature, est belle. Oui, qu’elle est belle !
Elle est grandiose, à la fois, parfaite, et imparfaite. Elle tire de ses imperfections ce charme irresistible, et dégage dans sa perfection une aura divine. Les épis de blé agités, colorent une scène tourmentée par un ciel maussade et des montagnes brumeuses.
Il y a tout dans cette expression de la nature…la tristesse, la colère, la gaieté, l’amitié, la traîtrise, la lutte, le respect… Elle semble exprimer ce qu’elle ressent à l’égard de l’homme ; une palette de sentiments qui vont de la familiarité à l’incompréhension. Elle semble vouloir nous parler, nous dire quelque chose…et chacun écoutera… ce qu’il veut bien entendre…

Quand Caro prend la pose...ça donne ça !



Maman en communion avec la nature...et on la comprend.




Deux sirènes échouées à Ollantaytambo ( Caro et ma tit'maman)


mardi 20 mai 2008

Pisac, ça fait les cuisses ! Ouh, j'aperçois un beau Goosse...Mon frère, normal !




A Pisac, rencontre avec un petit Inca.


MA FAMILLE AU PEROU


Qu’est-ce que ça donne donc, la famille au Pérou ? Et bien, ça fait bizarre. J’ai vraiment construit une nouvelle vie ici, et voir les gens avec qui tu vivais, il y a 7 mois de cela, entrer dans ton monde, c’est étrange…Je ne sais pas comment expliquer cela…mais c’est toi qui deviens l’hôte. Même si ce sont tes parents qui se tiennent en face de toi. Tu es l’hôte. Tu connais chaque recoin, chaque bar, chaque restaurant, tu t’exprimes sans peur, avec une familiarité qui montre que tu fais désomais partie des leurs (des Cusqueniens), tu connais les expressions typiques de la Sierra, tu connais les gens, leurs modes de vie, tu sais ce que tu peux faire, dire ou même penser… Je n’ai pas mis beaucoup de temps à me sentir totalement bien, et chez moi, à Cusco. Les gens sont si chaleureux, acceuillants, et souriants, que t’as tout de suite envie de faire partie de la famille ! Je me considère à la maison, à Cusco. C’est marrant mais quand je pars en voyage, en Bolivie, ou dans la Vallée Sacrée, j’ai souvent envie de rentrer chez moi, ce lieu désormais familier, qui me détend, et m’enlève les craintes que je ressens quand je voyage vers l’inconnu.
Bref, après les effusions de joie, liés aux retrouvailles, après avoir prévenu le boulot que je m’absenterais plus de deux semaines, et après avoir laissé la famille se reposer et s’accoutumer à l’altitude…Nous sommes partis sur les routes…à la découverte de ces lieux réunis sous l’appelation de « Vallée Sacrée », lieux que je connaissais déjà bien. Nous fûmes à Pisac, au Macchu Picchu, à Ollantaytambo, à Urubamba (Pas grand-chose à faire, ni à voir), puis à Moray et à las « Salineras ». Je ne connaissais pas les deux derniers sites, alors je vais vous en parler.
Pour ce qui est du reste, je mettrais de jolies photos, mais vous savez déjà ce que je pense de ces sites. Si vous vous en rappelez plus, et bien revenez dans le temps et lisez les textes que j’avais écris sur ces découvertes…

vendredi 16 mai 2008

Frappée par la malchance ( Rien que ça !)

Pendant plus de deux mois, se sont succédé les « emmerdes ». La session « poisse » a commencé par une bonne pneumonie (Gad si tu m’entends : « Vi-vre dans un don-jon, c’est di-ffi-ci-ile pour une fille de 11 ans qui a la pneu-mo-nie ») et une hospitalisation immédiate ; 4 jours d’enfermement, de repas dégueu, et de perfusions douloureuses… J’ai en fait été hospitalisé à la Clinique Pardo, pur hasard, c’était près du boulot… Mais il se trouve que cette clinique a développé une politique de séduction à l’égard de toutes les faces de blanc ; ils laissent donc, des prospectus dans chaque auberge de jeunesse, ou hotels pour vanter les mérites de leurs services. Je n’en savais alors rien quand j’ai mis les pieds là bas, et l’attention dont je bénéficiais me ravissait plus qu’elle ne m’étonnait. Quand je suis entrée dans ma chambre, je me suis dit que c’était peut-être finalement une aubaine d’être tombée si malade. J’avais une télévision immense, écran plat, une chambre lumineuse, très grande, avec une vue sur la place Tupac Amaru, et comble du comble une salle de bain super classe, avec eau brûlante. J’apprendrais le jour suivant, que ma chambre était appelée « suite touristique »…Tout deviendra plus clair…
Heureusement, mes gentils collègues sont presque tous venus me rendre visite ce qui rendait les journées et les heures un peu moins lourdes à passer.
Au bout de 4 jours, j’étais alors totalement guérie…je poursuivais avec des antibiotiques et me remettait bien de ce premier épisode pneumonie. Mais exactement, un mois après, la pneumonie s’emparait de moi, encore une fois. Je sus tout de suite, que j’avais rechuté car les symptômes ne trompent pas : grande difficulté à respirer, fièvre, nez bouché, crampes et douleurs dans tous le corps et particulièrement au dos…C’est la Pneumonie…Ré-hospitalisation, dans la même chambre (ouf !), encore 4 jours de télévision… Je ressortirai cette fois-ci, dans un sale état ; la toux continuera à me torturer pendant encore quelques jours après ma sortie…Mais bon je me remettrais… Maintenant, nous sommes en hiver, avec des températures bien en-dessous de zéro, un vent glacial, et même de la neige en campagne !
Donc, une seule question me taraude : « A quand la Pneumonie 3 ? » On pourrait faire un titre de film : « Pneumonie, le retour ! »…

Ensuite, session « Vol »… Oui, alors que je déjeunais tranquillement avec un collègue, j’eus la mauvaise surprise de constater, à la fin du repas, que mon sac, posé au dos de la chaise, avait disparu ! Ce fut le drame ! Nous avons remué tout le restaurant, nous avons posé des questions à tous les gens qu’on croisait dans la rue…et biensûr j’ai pleuré. C’est que ça fait mal au cul, de perdre tout, si bêtement ; en train de discuter, nous nous sommes même pas rendus compte, que quelqu’un avait pris mon sac pour cible, et se l’était emmené… Et puis, comme j’étais dans la session « poisse », ce jour-là, j’avais pris mon appareil photo. Quelle en est la raison ? C’est ça le pire, il n’y avait aucune raison valable pour que je prenne mon appareil photo, c’était une journée de travail ordinaire qui se profilait, sans évènements ni moments particuliers à l’horizon.
Bref, dans le sac, j’avais aussi mon passeport, et finalement ce fut ce qui me posa le plus de problèmes…En allant dans la maison du représentant consulaire de France, et après avoir tant bien que mal réussit à faire abstraction de la photo de notre cher Président, Sarko, qui me regardait avec cette suffisance et ce regard dur qui lui sont caractéristiques ( oui, j’ai senti, qu’il ne m’avait pas encore pardonner d’avoir accordé mon vote à …pas lui !) Je fus « heureuse » d’apprendre de la voix du représentant consulaire…qu’il ne pouvait…et bien, rien faire pour moi ! Lol… En bref, je devais me rendre à l’ambassade de France à Lima, pour avoir un nouveau passeport, un passeport d’urgence. Chouette ! Les ennuis continuaient. Maintenant, je devais prévoir un voyage à Lima, couteux en plus de ça ! Je suis donc allée à Lima, un mois après, et obtint le nouveau passeport, en quelques jours seulement…Finalement, tout s’est arrangé…

Voilà, pour la session « poisse », sinon, il y a eut l’allergie solaire, avec des boutons, sur tout le corps et le visage. Mais je vous passerais des détails…