→ Côté Bolivien : L’île del Sol
Départ de Copacabana
Lendemain matin. Pas le temps de souffler, notre bus nous attend pour nous emmener à Copacabana. Se situant côté Bolivien, la ville constitue le lieu d’embarquement pour les Iles del Sol et de la Luna. Le voyage en bus, sera encore une fois, merveilleux. Nous longerons le lac Titicaca, qui nous éblouira de sa beauté. La scène s’organise ainsi … Au premier plan, s’étendent d’immenses prés et plaines où l’agriculteur et l’éleveur seuls au monde, travaillent de leur main pour gagner leur vie ; au second plan, apparaissent de délicieux plans d’eau où se rassemblent les flamants roses, jouant allègrement entre les tiges dansantes des roseaux.
; au troisième plan, nous accompagne le lac Titicaca d’un bleu si foncé et si pur qu’on frissonnera de froid rien qu’en le regardant ; et enfin, au dernier plan, s’élèvent, majestueuses et souveraines, les hautes montagnes qui dans l’harmonieuse expression de leurs formes, constituent des remparts qui semblent insurmontables.
Nous arriverons à la frontière quelques deux heures et demi plus tard… et bien sûr, j’aurais quelques petits soucis auxquels, chanceuse que je suis, je m’étais préparée. En fait, les emmerdes tomberaient soit sur ma cousine soit sur moi, car le sort nous a habitués à cette malchance. Ce sera moi… mais ce sera vite réglé, avec de l’argent tout s’arrange, dit-on, en effet, je paierais donc 5 dollars le duplicata de la pièce qui me manquait…Mais, il y eut pire. Le fait est, que le comble de la malchance était d’être Américain. Il y en avait deux dans le bus, et ils en ont fait les frais. En fait, le passage de la frontière, gratuit pour tous ou presque (il faut payer 3 Boliviano), ne l’est pas pour ceux qui vivent dans le pays de Bush, le « diablito ». C’est la nouvelle politique latino-américaine, lancée par Chavez, il y a 10 ans de cela. Son ami, Evo Morales, fut élu président de la Bolivie en 2005 et participe à cette politique xénophobe de l’anti-américain. Ainsi, ils font payer littéralement à tous les Américains, l’élection de Bush à la tête de l’ « empire du mal » comme ils l’appellent…100 dollars pour mettre le pied en Bolivie. Mais il faudrait peut-être leur rappeler que si 50, 7 % ont voté pour lui, 49, 3 % l’ont rejeté ce qui fait quand même, près de 60 millions d’Américains votants. Enfin, bon, la connerie touche tout le monde… c’est ce qu’il faut se dire pour se rassurer. Mais bon, ça fait quand même tâche, je trouve pour des pays, comme la Bolivie, censés être rentrés au niveau politique, dans l’âge de la raison…
Bref, après avoir récupéré nos deux Américains, en rogne pour l’un, en pleurs pour l’autre, nous arrivons un quart d’heures après à Copacabana. Elle ne nous charmera pas non plu, alors nous attendrons impatiente l’heure où nous monterons dans le bateau qui nous emmènera à l’île del Sol. Nous avons choisi de dormir là bas, pour profiter entièrement de la journée et surtout du coucher de soleil dont nous avons eu beaucoup d’échos. Le bateau ne sera pas Français, mais la ballade manquera clairement de douceur et de charme. Trop de monde, pour se sentir en harmonie avec la nature… nous serons bien contentes d’arriver, 1h 30 plus tard à l’île del Sol. Au début, nous sommes désarçonnées, en posant les pieds sur l’île , nous voyons les habitants se diriger, que dis-je se ruer vers nous afin de nous attirer dans leur filet. Ils veulent tous que nous choisissions leur logement, toujours mieux que celui des autres. Finalement, nous suivrons un groupe de français rencontrés dans le bateau et nous trouverons une petite chambre parfaite jouissant d’une vue imprenable sur le lac.
Reposée, débarrassée de nos gros sacs, nous partirons en vadrouille sur l’île.
Paradisiaque… c’est le mot qu’il convient d’employer pour décrire ce qu’on a vu, ce jour-là. En effet, l’île del Sol est beaucoup plus verte que Taquile, et ceci jettera sur l’environnement une lumière incroyablement gaie et réconfortante. Après une heure de promenade sur les chemins en pierre de l’île, Caroline eut un éclair de génie, celui de grimper de l’autre côté de l’île pour voir le soleil se coucher. C’est ce que nous fîmes, et une fois arrivée… c’est le paradis… nous sommes au sommet de l’île et s’étend devant nos yeux une vision paradisiaque… le soleil se reflétant sur le lac et traçant dans les eaux froides de Titicaca, des lignes courbes et lumineuses. Nous resterons là un bon moment, émerveillés par ce cadeau qu’on nous offre. Paradisiaque… pour certains, le paradis qu’on assimile communément au paysage de carte postale, sera constitué de plages de sable fin, de cocotiers, de hamacs, de grosses chaleurs, de surfers, et de bikinis… mais pour moi, la carte postale rêvée c’est celle-ci, celle qui s’étend devant mes yeux… grands lacs, eaux froides et profondes, lumière d’altitude, solitude, vent, désertique, étendu, sauvage, soleil couchant… paradisiaque.
Ce qui est génial c’est que je n’avais jamais rêvé de cette carte postale car je n’en avais jamais vu de tel. Alors, je ferais la démarche inverse… désormais cette image constitue mon paradis à moi… je ne l’ai pas rêvé, je ne suis pas allée la chercher, elle s’est introduite en moi, comme pour m’emmener dans un monde dont je n’avais soupçonné l’existence. Je m’en rappellerais toujours… dès que j’aurais besoin d’évasion, de rêve, de sérénité, je ferais appel à ma mémoire…qui se souviendra, toujours, je le sais, de ce moment-là.
Remise de nos émotions, nous marcherons sur un petit sentier de terre, afin de voir ce paysage merveilleux sous un autre angle… nous marcherons jusqu’à ce que la terre, prenant une forme bosselée, nous signale de nous arrêter. Se suivent alors, trois petites collines marquées chacune d’une croix en paille, hissée sur un petit amas de pierre. Surplombants le lac, ces croix baignent dans la chaleur du soleil couchant et semblent recevoir de la nature, plus qu’on ne pourrait l’imaginer… Ces croix semblent vivantes et nous prenons plaisir à nous assoir à leurs côtés.
Finalement, nous rebrousserons chemin pour voir le coucher de soleil du lieu où nous sommes arrivées. Nous serons assises sur des petits bancs de bois, clops au bec, et comble du bonheur, bière à la main. Oui, c’est qu’en fait, la présence des tables et bancs était due au fait qu’il y avait à cet endroit là une petite maisonnette qui faisait office de buvette. Nous ne résisterons pas à la bière… et tout en la sirotant, nous assisterons au spectacle que Mr le Soleil, voudra bien nous accorder. Seules au monde, nous verrons le ciel changer de couleurs et de formes en une demi-seconde. C’était fou, on fermait les yeux ou on tournait la tête une seconde, et le ciel avait complètement changé d’apparence… passant des tons violacés, aux tons rouges vifs, sans oublier les tons orangés, jaunes, roses fuchsias, roses pâles, bleus, noirs, gris… le ciel virevoltait dans un tourbillon de couleurs, que le soleil, comme pour nous remercier de notre visite, laissait dans sa retraite bien méritée au creux des montagnes. Nous serons comblées, émues, heureuses devant ce feu d’artifice naturel…nous quitterons le lieu, une fois que le ciel aura revêti un habit plus classique, sa robe noire des nuits fraîches. Nous mangerons ensuite, une des meilleurs truites au monde… faut dire, que le lieu est adéquate pour le bon poisson et nous nous coucherons, dans notre petite chambrette, ébranlée par le souffle violent du vent.
Le lendemain matin, nous reprendrons le bateau… assises, à côtés de Taquiliens parlant un dialecte incompréhensible, mâchant les feuilles de coca, enchainant clops sur clops, se racontant des anecdotes visiblement bien loquaces… bref, semblant être heureux de vivre, et d’être sur ce bateau là, en cet instant.
Mais, malheureusement, la dernière partie du voyage sera moins joyeuse… pas de problèmes à la frontière cette fois-ci mais, problème de bus. En effet, nous nous serons faites embarquées dans le bus le plus sale et le plus pourri qui soit. Rien que d’apparence, c’était le seul bus, qui ne luisait pas, et dont les crottes de pigeons recouvraient presque entièrement, le pare-brise ; mais il y eut pire que l’esthétique de notre bus… l’odeur. En effet, à notre montée dans le bus, nous avons senti une odeur de pisse qui nous a foutu à toutes les deux, la nausée… bref, nous avons passé tout le trajet la tête à travers la fenêtre, essayant de trouver un peu d’air frais, où le nez dans notre écharpe pour éviter un vomissement qui n’aurait fait qu’aggraver une odeur déjà révolutionnaire ! … bref, une vraie partie de plaisir… en plus à côté de nous, se trouvait monsieur Curé le Nez, qui après avoir fait le tour entier de sa grosse narine avec son doigt tout sale, se débarrassait de ses trouvailles, en les planquant très discrètement sur les fauteuils, ou, tout simplement et pour coupler l’utile à l’agréable, en les mangeant. Bon appétit bien sûr ! Le pire c’est que, le trajet dura deux heures de plus que prévu… oui, c’est sûr que notre bus était dans un tel état qu’il passait difficilement inaperçu aux barrages de police ou aux douanes ! Ah, ces bus péruviens… ils nous surprendront toujours….
Départ de Copacabana
Lendemain matin. Pas le temps de souffler, notre bus nous attend pour nous emmener à Copacabana. Se situant côté Bolivien, la ville constitue le lieu d’embarquement pour les Iles del Sol et de la Luna. Le voyage en bus, sera encore une fois, merveilleux. Nous longerons le lac Titicaca, qui nous éblouira de sa beauté. La scène s’organise ainsi … Au premier plan, s’étendent d’immenses prés et plaines où l’agriculteur et l’éleveur seuls au monde, travaillent de leur main pour gagner leur vie ; au second plan, apparaissent de délicieux plans d’eau où se rassemblent les flamants roses, jouant allègrement entre les tiges dansantes des roseaux.
; au troisième plan, nous accompagne le lac Titicaca d’un bleu si foncé et si pur qu’on frissonnera de froid rien qu’en le regardant ; et enfin, au dernier plan, s’élèvent, majestueuses et souveraines, les hautes montagnes qui dans l’harmonieuse expression de leurs formes, constituent des remparts qui semblent insurmontables.
Nous arriverons à la frontière quelques deux heures et demi plus tard… et bien sûr, j’aurais quelques petits soucis auxquels, chanceuse que je suis, je m’étais préparée. En fait, les emmerdes tomberaient soit sur ma cousine soit sur moi, car le sort nous a habitués à cette malchance. Ce sera moi… mais ce sera vite réglé, avec de l’argent tout s’arrange, dit-on, en effet, je paierais donc 5 dollars le duplicata de la pièce qui me manquait…Mais, il y eut pire. Le fait est, que le comble de la malchance était d’être Américain. Il y en avait deux dans le bus, et ils en ont fait les frais. En fait, le passage de la frontière, gratuit pour tous ou presque (il faut payer 3 Boliviano), ne l’est pas pour ceux qui vivent dans le pays de Bush, le « diablito ». C’est la nouvelle politique latino-américaine, lancée par Chavez, il y a 10 ans de cela. Son ami, Evo Morales, fut élu président de la Bolivie en 2005 et participe à cette politique xénophobe de l’anti-américain. Ainsi, ils font payer littéralement à tous les Américains, l’élection de Bush à la tête de l’ « empire du mal » comme ils l’appellent…100 dollars pour mettre le pied en Bolivie. Mais il faudrait peut-être leur rappeler que si 50, 7 % ont voté pour lui, 49, 3 % l’ont rejeté ce qui fait quand même, près de 60 millions d’Américains votants. Enfin, bon, la connerie touche tout le monde… c’est ce qu’il faut se dire pour se rassurer. Mais bon, ça fait quand même tâche, je trouve pour des pays, comme la Bolivie, censés être rentrés au niveau politique, dans l’âge de la raison…
Bref, après avoir récupéré nos deux Américains, en rogne pour l’un, en pleurs pour l’autre, nous arrivons un quart d’heures après à Copacabana. Elle ne nous charmera pas non plu, alors nous attendrons impatiente l’heure où nous monterons dans le bateau qui nous emmènera à l’île del Sol. Nous avons choisi de dormir là bas, pour profiter entièrement de la journée et surtout du coucher de soleil dont nous avons eu beaucoup d’échos. Le bateau ne sera pas Français, mais la ballade manquera clairement de douceur et de charme. Trop de monde, pour se sentir en harmonie avec la nature… nous serons bien contentes d’arriver, 1h 30 plus tard à l’île del Sol. Au début, nous sommes désarçonnées, en posant les pieds sur l’île , nous voyons les habitants se diriger, que dis-je se ruer vers nous afin de nous attirer dans leur filet. Ils veulent tous que nous choisissions leur logement, toujours mieux que celui des autres. Finalement, nous suivrons un groupe de français rencontrés dans le bateau et nous trouverons une petite chambre parfaite jouissant d’une vue imprenable sur le lac.
Reposée, débarrassée de nos gros sacs, nous partirons en vadrouille sur l’île.
Paradisiaque… c’est le mot qu’il convient d’employer pour décrire ce qu’on a vu, ce jour-là. En effet, l’île del Sol est beaucoup plus verte que Taquile, et ceci jettera sur l’environnement une lumière incroyablement gaie et réconfortante. Après une heure de promenade sur les chemins en pierre de l’île, Caroline eut un éclair de génie, celui de grimper de l’autre côté de l’île pour voir le soleil se coucher. C’est ce que nous fîmes, et une fois arrivée… c’est le paradis… nous sommes au sommet de l’île et s’étend devant nos yeux une vision paradisiaque… le soleil se reflétant sur le lac et traçant dans les eaux froides de Titicaca, des lignes courbes et lumineuses. Nous resterons là un bon moment, émerveillés par ce cadeau qu’on nous offre. Paradisiaque… pour certains, le paradis qu’on assimile communément au paysage de carte postale, sera constitué de plages de sable fin, de cocotiers, de hamacs, de grosses chaleurs, de surfers, et de bikinis… mais pour moi, la carte postale rêvée c’est celle-ci, celle qui s’étend devant mes yeux… grands lacs, eaux froides et profondes, lumière d’altitude, solitude, vent, désertique, étendu, sauvage, soleil couchant… paradisiaque.
Ce qui est génial c’est que je n’avais jamais rêvé de cette carte postale car je n’en avais jamais vu de tel. Alors, je ferais la démarche inverse… désormais cette image constitue mon paradis à moi… je ne l’ai pas rêvé, je ne suis pas allée la chercher, elle s’est introduite en moi, comme pour m’emmener dans un monde dont je n’avais soupçonné l’existence. Je m’en rappellerais toujours… dès que j’aurais besoin d’évasion, de rêve, de sérénité, je ferais appel à ma mémoire…qui se souviendra, toujours, je le sais, de ce moment-là.
Remise de nos émotions, nous marcherons sur un petit sentier de terre, afin de voir ce paysage merveilleux sous un autre angle… nous marcherons jusqu’à ce que la terre, prenant une forme bosselée, nous signale de nous arrêter. Se suivent alors, trois petites collines marquées chacune d’une croix en paille, hissée sur un petit amas de pierre. Surplombants le lac, ces croix baignent dans la chaleur du soleil couchant et semblent recevoir de la nature, plus qu’on ne pourrait l’imaginer… Ces croix semblent vivantes et nous prenons plaisir à nous assoir à leurs côtés.
Finalement, nous rebrousserons chemin pour voir le coucher de soleil du lieu où nous sommes arrivées. Nous serons assises sur des petits bancs de bois, clops au bec, et comble du bonheur, bière à la main. Oui, c’est qu’en fait, la présence des tables et bancs était due au fait qu’il y avait à cet endroit là une petite maisonnette qui faisait office de buvette. Nous ne résisterons pas à la bière… et tout en la sirotant, nous assisterons au spectacle que Mr le Soleil, voudra bien nous accorder. Seules au monde, nous verrons le ciel changer de couleurs et de formes en une demi-seconde. C’était fou, on fermait les yeux ou on tournait la tête une seconde, et le ciel avait complètement changé d’apparence… passant des tons violacés, aux tons rouges vifs, sans oublier les tons orangés, jaunes, roses fuchsias, roses pâles, bleus, noirs, gris… le ciel virevoltait dans un tourbillon de couleurs, que le soleil, comme pour nous remercier de notre visite, laissait dans sa retraite bien méritée au creux des montagnes. Nous serons comblées, émues, heureuses devant ce feu d’artifice naturel…nous quitterons le lieu, une fois que le ciel aura revêti un habit plus classique, sa robe noire des nuits fraîches. Nous mangerons ensuite, une des meilleurs truites au monde… faut dire, que le lieu est adéquate pour le bon poisson et nous nous coucherons, dans notre petite chambrette, ébranlée par le souffle violent du vent.
Le lendemain matin, nous reprendrons le bateau… assises, à côtés de Taquiliens parlant un dialecte incompréhensible, mâchant les feuilles de coca, enchainant clops sur clops, se racontant des anecdotes visiblement bien loquaces… bref, semblant être heureux de vivre, et d’être sur ce bateau là, en cet instant.
Mais, malheureusement, la dernière partie du voyage sera moins joyeuse… pas de problèmes à la frontière cette fois-ci mais, problème de bus. En effet, nous nous serons faites embarquées dans le bus le plus sale et le plus pourri qui soit. Rien que d’apparence, c’était le seul bus, qui ne luisait pas, et dont les crottes de pigeons recouvraient presque entièrement, le pare-brise ; mais il y eut pire que l’esthétique de notre bus… l’odeur. En effet, à notre montée dans le bus, nous avons senti une odeur de pisse qui nous a foutu à toutes les deux, la nausée… bref, nous avons passé tout le trajet la tête à travers la fenêtre, essayant de trouver un peu d’air frais, où le nez dans notre écharpe pour éviter un vomissement qui n’aurait fait qu’aggraver une odeur déjà révolutionnaire ! … bref, une vraie partie de plaisir… en plus à côté de nous, se trouvait monsieur Curé le Nez, qui après avoir fait le tour entier de sa grosse narine avec son doigt tout sale, se débarrassait de ses trouvailles, en les planquant très discrètement sur les fauteuils, ou, tout simplement et pour coupler l’utile à l’agréable, en les mangeant. Bon appétit bien sûr ! Le pire c’est que, le trajet dura deux heures de plus que prévu… oui, c’est sûr que notre bus était dans un tel état qu’il passait difficilement inaperçu aux barrages de police ou aux douanes ! Ah, ces bus péruviens… ils nous surprendront toujours….
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