dimanche 24 février 2008
samedi 23 février 2008
vendredi 22 février 2008
Le Canon de Colca
Le Canon de Colca est le site à voir quand on est à Arequipa. Se situant à 5 heures de bus de la « ville blanche », c’est une autre merveille de la nature. Nous voyagerons en bus et de nuit afin d’être le plus tôt possible à la Cruz del Condor, qui est le lieu d’où on peut le mieux admirer l’étendu et la profondeur du Canon.
Nous serons presque seuls, nous partagerons le site avec seulement une dizaine d’autres personnes ce qui contribuera à la perfection de la journée. Nous n’avons nullement l’impression d’être des touristes (le problème au macchu picchu), mais juste des routards en face d’un site d’une splendeur incroyable. Il fait bon, le temps est avec nous.
L’endroit est magique, le canon s’étend devant nos yeux émerveillés et rien ne semble pouvoir le tirer de sa tranquillité. C’est silencieux, la nature se réveille doucement et nous l’accompagnerons jusqu’à ce que l’agitation la tire de ses rêveries. Nous longerons le Canon admirant son étendu, sa profondeur, sa majestuosité. Nous avons l’impression en le regardant que sa profondeur n’a pas de limites et que ce qu’on croit être le fond n’est que le début d’un mystère enfouit dans les roches.
Nous marcherons lentement respectant ainsi le calme de la nature à moitié endormie. La promenade nous offrira de multiples points de vue qui ne feront qu’amplifier, au fur et à mesure de notre avancée, ce sentiment d’infini. Mais mise à part le Canon en soit, la végétation rendra l’endroit encore plus beau. Cactus par milliers, et grandes plantes colorées apporteront gaieté et douceur à cet antre ma foi un peu déconcertante. Les couleurs sont chaudes, des tons marrons, ocres, pailles qui nous immergeront dans une ambience à la Western spaghetti. Il ne manque plus que le son rouillé et étriqué de l’harmonica pour s’y croire vraiment. Mais peu à peu, les couleurs changeront et se marieront dans un contraste inattendu. En effet, plus loin dans la promenade, apparaissent des terrasses, datant de l’époque Inca. Et cette verdure, se déployant dans des milliers de tons, jettera sur le Canon, une toute autre couleur, et lui donnera une toute autre allure. Ces terrasses s’étalant au bord du précipice ne feront qu’amplifier le surnaturel, la folie du lieu. Des paysages complètement fous, une végétation totalement contrastée, un gouffre carément détonant… ça en jette plein les yeux et bouleverse les codes classiques de l’entreprise naturelle. Vraiment… un lieu incroyable qui vous coupe le souffle pour vous le rendre à sa sortie, revigoré.
Nous marcherons longtemps espérant voir ce pour quoi de nombreux badauds s’arrête à ce point de vue : les condors. Et selon le Fameux « Guide du Routard » le moment opportun pour les apercevoir, se situe au petit matin de 6 heures à 10 heures. Nous vivrons donc les minutes puis les heures qui s’écoulent comme un espoir s’évanouissant. En effet, quand sur nos montres, la grosse aiguille indique les 10 heures, nous sommes déçus, limite dégoutés. Ah ce qu’on peut être crédule, c’est fou ! Surtout, quand on a expérimenté les restaurants bon marchés conseillés par le guide du routard qui se sont révélés être tous plus nuls les uns que les autres ! Oui, il ne faut pas les croire…on le savait pourtant ! De telle sorte que sur le chemin du retour, nous aurons la bonne surprise d’apercevoir des condors…pas seulement un mais plusieurs…il est alors midi ! Lol… ! On se demande si ceux qui ont fait ce guide, ont vraiment mis les pieds au Pérou…ou si ils sont juste allé sur Wikipédia à la recherche d’informations…! Ah, sacré guide !
Bref, les condors, partiront donc à la chasse plus tard que prévu. Majestueux, impériaux, ils survoleront nos têtes avec une classe digne de leur rang d’animaux sacrés. De grandes lignes, de grands virages pour de grandes ailes…sérieux, c’est tellement énorme qu’on se demande comment ils peuvent arriver à s’envoler, même avec de telles ailes. C’est assez impressionant !
Ils se sont fait attendre tels des stars du show bizz et semblent ne pas bouder leur plaisir à se faire photographier à tout va. Je ne dirais pas qu’ils se la pètent mais presque !
Nous admirerons donc leurs rondes durant près d’une heure jusqu’à ce qu’on se questionne sur la manière dont on va bien pouvoir rentrer. En effet, route assez paumée, peu nombreux sont les véhicules ou bus à passer par là. Le stress commence à s’emparer de nous. En fait, nous avions prévu d’aller à Cabanacondé, petit village dont on nous a dit que du bien. En effet, se situant dans le prolongement du Canon, il bénéficie d’un point de vue, tout autant incroyable sur cette antre. Alors qu’on commençait à penser à l’idée de nous y rendre à pied, sous un soleil de plomb et sans eau avec à la clé trois heures de marche, nous avons été entendu des Dieux du Canon. Un bus repechera ces deux jeunes français super bien organisés ( il faut l’avouer ! ) et nous conduira à ce petit hameau, où nous passerons une fin de journée incroyable.
jeudi 14 février 2008
AREQUIPA ou " Endroit derrière la montagne pointue"
Nouvelle découverte en compagnie d’une nouvelle personne : mon chéri, Benjamin… que j’appellerais Ben si ça ne vous dérange pas. Ainsi, gentil et attentionné qu’il est, mon amoureux s’est dit que laisser sa petite copine seule pour Noel, pour son anniversaire et pour le jour de l’an, ce n’était pas possible. Travaillant comme un fou pendant 4 mois pour se payer le billet d’avion, il est donc arrivé à Cusco un jour avant le départ de Caroline…si ce n’est pas bien joué ça !
Pas le temps de déprimer, de pleurer ma cousine et de me laisser tourmenter par la solitude, Ben prend le relais et me consolera le chagrin que j’ai à voir s’envoler ma cousine dans ce putain d’avion de merde ! Ah, vous voyez, j’ai encore les boules…
Après 5 jours durant lesquels Ben a du subir mon humeur tourmentée liée au flou artistique dans lequel je me trouvais niveau professionnel, nous voilà, tous les deux soulagés car tout s’arrange. Je suis définitivement acceptée comme stagiaire au sein du Gouvernement Regional de Cusco.
Nous avons décidé de passer les fêtes de Noel à Arequipa, deuxième ville après Lima, en nombre d’habitants. Arequipa se situe à 2300 mètres d’altitude ( ah ! on retrouve des hauteurs raisonnables! ) sur la côte sud du Pérou. Et c’est bon à savoir, Arequipa jouit d’un ensoleillement quasi permanent ( 300 jours/an) ce qui a fortement conditionné notre choix ; en effet, dès mi-décembre, débute la saison des pluies dans la Sierra et donc à Cusco. Pas idéal donc, pour de petites ballades en amoureux… nous rejoindrons alors le Sud, et la côte en espérant y trouver du soleil et de la chaleur.
On surnomme Arequipa la « ville blanche » car une grande partie de la ville est construite en pierre de lave blanche. Et de plus, la ville est située dans un incroyable site puisqu’elle s’étale au pied du Mitsi, grand volcan, je vous rassure éteint. Cependant, le prix à payer pour la beauté d’un tel emplacement, est la fréquence des tremblements de terre ; le dernier en date est celui de 2001 qui a détruit de nombreux bâtiments.
Voilà vous savez l’essentiel… et selon le guide du Routard c’est « La ville à voir au Pérou avec Cusco » ! Biensûr !
Nous resterons dans la ville même deux journées entière… Nous arriverons à Arequipa au petit matin après une nuit de bus…Il est alors 5 heures du matin, nous posons le pied sur la place des Armes. Au premier coup d’œil, c’est l’enchantement…la place est majestueuse…elle forme un parfait carré, protégé par quatre façades qui s’élèvent haut dans le ciel comme pour protéger un trésor. En face de nous, siège sûre d’elle la majestueuse cathédrale dont la parfaite blancheur jette sur la place une gaieté et une luminosité réchauffantes…A cette blancheur rappelant les bâtisses du Maghreb ou du Moyen-Orient, s’ajoute le vert des palmiers dispersés sur la place… ah, on s’est pas trompé…la côte, le sud, le soleil, la chaleur… Cette place, qui est l’endroit où débarquent les touristes, est faite pour les rassurer… elle semble nous accueillir avec malice et nous dire : « Vous n’êtes pas déçues hein ? ! ».
Pas le temps de déprimer, de pleurer ma cousine et de me laisser tourmenter par la solitude, Ben prend le relais et me consolera le chagrin que j’ai à voir s’envoler ma cousine dans ce putain d’avion de merde ! Ah, vous voyez, j’ai encore les boules…
Après 5 jours durant lesquels Ben a du subir mon humeur tourmentée liée au flou artistique dans lequel je me trouvais niveau professionnel, nous voilà, tous les deux soulagés car tout s’arrange. Je suis définitivement acceptée comme stagiaire au sein du Gouvernement Regional de Cusco.
Nous avons décidé de passer les fêtes de Noel à Arequipa, deuxième ville après Lima, en nombre d’habitants. Arequipa se situe à 2300 mètres d’altitude ( ah ! on retrouve des hauteurs raisonnables! ) sur la côte sud du Pérou. Et c’est bon à savoir, Arequipa jouit d’un ensoleillement quasi permanent ( 300 jours/an) ce qui a fortement conditionné notre choix ; en effet, dès mi-décembre, débute la saison des pluies dans la Sierra et donc à Cusco. Pas idéal donc, pour de petites ballades en amoureux… nous rejoindrons alors le Sud, et la côte en espérant y trouver du soleil et de la chaleur.
On surnomme Arequipa la « ville blanche » car une grande partie de la ville est construite en pierre de lave blanche. Et de plus, la ville est située dans un incroyable site puisqu’elle s’étale au pied du Mitsi, grand volcan, je vous rassure éteint. Cependant, le prix à payer pour la beauté d’un tel emplacement, est la fréquence des tremblements de terre ; le dernier en date est celui de 2001 qui a détruit de nombreux bâtiments.
Voilà vous savez l’essentiel… et selon le guide du Routard c’est « La ville à voir au Pérou avec Cusco » ! Biensûr !
Nous resterons dans la ville même deux journées entière… Nous arriverons à Arequipa au petit matin après une nuit de bus…Il est alors 5 heures du matin, nous posons le pied sur la place des Armes. Au premier coup d’œil, c’est l’enchantement…la place est majestueuse…elle forme un parfait carré, protégé par quatre façades qui s’élèvent haut dans le ciel comme pour protéger un trésor. En face de nous, siège sûre d’elle la majestueuse cathédrale dont la parfaite blancheur jette sur la place une gaieté et une luminosité réchauffantes…A cette blancheur rappelant les bâtisses du Maghreb ou du Moyen-Orient, s’ajoute le vert des palmiers dispersés sur la place… ah, on s’est pas trompé…la côte, le sud, le soleil, la chaleur… Cette place, qui est l’endroit où débarquent les touristes, est faite pour les rassurer… elle semble nous accueillir avec malice et nous dire : « Vous n’êtes pas déçues hein ? ! ».
Nous resterons sur cette place quelques instants jusqu’à ce que des baillements ou des clignements d’œil nous rappellent l’état de fatigue dans lequel nous nous trouvons. Nous partons donc à la recherche d’une auberge de jeunesse… nous en trouverons une, très modeste, mais parfaite pour le porte-monnaie. On dormira, dormira, dormira…puis on partira en ballade dans cette ville que l’on trouvera finalement bien fatigante. Nous l’avions découvert au petit matin, elle se réveillait à peine de telle manière qu’elle nous avait parue calme, tranquille, paisible. Mais cette impression changera totalement l’après-midi puisque bien éveillé, elle revetira un tout autre aspect…préssée, agitée, bruyante… elle s’active, s’affaire à droite à gauche, et ne nous laisse pas souffler. C’est que c’est une grande ville ! En fait, ça change beaucoup de Cusco, dont le centre constitué seulement de rues piétonnes a le don d’appaiser les esprits.
A Arequipa, ça klaxonne, ça grouille de monde, ça bouscule…bref, il faut s’y faire…ainsi, la seconde journée se passera beaucoup mieux que la précédente. En effet, nous organiserons notre journée en fonction de la ville. Ce sera shopping, avec en tête l’achat du cadeau de Noêl parfait pour sa moitié. Pour moi, cadeau se déclinera au pluriel…et oui, je trouverais cent fois mon bonheur dans la foule des boutiques parsemants chaque rue. Et Ben ? Et bien, je ne l’ai pas trop gâté, je dois avouer…faut dire que les mecs savent jamais ce qu’ils veulent alors que nous les Miss nous ne savons pas ce que nous ne voulons pas. C’est différent…et ça donne un échange de cadeaux assez inégal, il est vrai ! Enfin, bon, nous avons bien profiter de notre journée shopping, du marché et j’en passe…en fait, la ville était faite pour cela.
Par ailleurs, nous avons bien apprécié là bas, les soirées qui sont super animées… beaucoup de monde dans les rues et une super ambience de Noel. En effet, le 24 au soir, il y eut un concert dans la cathédrale, nous y sommes entrées pour ne voir que la fin…malheureusement. Mais, c’était très jolie…magique même. Il y a une telle ferveur religieuse dans ce pays que le jour de Noêl a une toute autre allure qu’en France. Beaucoup se rejoignent sur la place principale afin d’écouter les chants de Noêl qu’un haut parleur diffuse gaiement et bruyamment ( !). C’est quelque chose qui m’a beaucoup touché car étant loin de ma famille et de ma maison, j’ai ressenti l’esprit de Noel …par la musique, par les gens et par ce qu’ils dégageaient…une sérénité et une joie simple de vivre ce jour , qui a toujours, un gout particulier, il faut l’avouer.
Nous changerons d’auberge pour notre deuxième et dernière nuit, et nous nous ferons plaisir. C’est Noel, alors nous choisirons en conséquent. Nous trouverons notre bonheur dans un hotel et surtout dans une de ses chambres matrimoniales, très chic, mes amis ! Et la terrasse nous ravira puisqu’elle nous offrira un superbe point de vue sur le volcan et nous fera apprécier comme il se mérite, le coucher de soleil Arequipenien. Ce sont des couleurs chaudes qui se succéderont, un orange brûlant, un jaune vif, et un rouge sang…le soleil paraissait bouillir, tel un jaune d’œuf sur la poêle. Et à point, il disparaîtra en une bouchée…entre les ombres parfaites des palmiers.
Mais pour résumer, aucun regret. Cusco reste, pour moi, cent fois mieux qu’Arequipa, même quand la saison des pluies y fait rage ! Je ne me suis pas trompée !
En effet, Arequipa est une grande ville, et il faut s’y préparer. Cela change énormément de Cusco qui reste beaucoup plus calme et agréable à vivre. Mais, il y a de très beaux monuments, una architecture incroyable, et un environnement à vous couper le souffle ( les volcans, le Canon de Colca) qui valent la peine. Et puis, pour ceux qui aiment le shopping, c’est le paradis, avec des prix imbattables !
Et enfin, le Pérou c'est aussi des Péruviens...étranges parfois !
Nous faisons aussi des rencontres mémorables… Ainsi, un jeune homme assis à côté de nous commence à nous parler… après les banalités des présentations, la discussion commence à devenir interessante. Alors qu’il nous explique qu’il est à la fois chanteur, danseur, chorégraphe et tout le tintouin, nous embrayons sur ses gouts musicaux :
- J’adore le Rock, nous dit-il.
Enthousiaste, nous lui demandons des précisions, car nous aussi nous aimons ça.
- Avril Lavigne, par exemple, oh les Nsinc, et les Backstreet boy aussi !
On se questionne, on se regarde, non ce n’est pas une blague…ok passons, il arrive que des évènements personnels fassent que l’évolution qu’est censé passé chaque individu depuis l’adolescence en matière de gouts musicaux, n’arrive jamais. On sera indulgente…
Mais, décidément, ce péruvien ne s’arretera pas là…..
Après avoir osé classer les Backstreet Boys dans le genre Rock, il va désormais s’attaquer à la géographie…
C’est ainsi qu’il nous demande :
- Et on parle Anglais en France ?
Lol, ok décidément ce garçon est spécial. Il ne sait pas qu’il existe une langue qui s’appelle le Français. On sera indulgente, encore une fois, il a dû tout simplement louper des cours lui expliquant la présence d’un dialecte bien étrange, le Français. Faut avouer que cette langue n’est pas courante… n’est-ce-pas ? En effet, combien de personnes sur cette planète sont francophones ? Pas tant que ça… c’est presque une langue morte. Enfin en tout cas, elle l’est pour lui, il l’a enterré avant l’heure !
Et puis, comme pour couronner le tout, il finira avec une question naîve certes, mais nous pouvons nous l’accorder, pleine de bon sens :
- Et le Canada, c’est bien en Europe ?
Ah, décidement, quand on nous dit que l’enseignement péruvien est pauvre, c’est un euphémisme… nous finirons en lui expliquant que non, le Canada se trouve sur le continent où il vit, tout au nord, et ravi de l’apprendre, il nous remerciera d’avoir étoffé sa culture géographique, si dense , n’est-ce pas ?
Nous quitterons notre étrange individu, avant qu’il ne recommence à fredonner que dis-je à chanter carément LE TUBE des Backstreet Boy, qui nous a tous marqué n’est-ce-pas ?
C’est une jolie rencontre, pleines de surprises, ce qui est sûr c’est qu’on ne se sera pas ennuyé. Et je vous rassure, pour ne pas que vous preniez les péruviens pour des incultes, tous les enfants savent qu’on parle français en France, et que Britney Spears… et bien, ce n’est pas de la musique !
lundi 11 février 2008
vendredi 8 février 2008
mardi 5 février 2008
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