mardi 18 mars 2008

Camana, ou le mauvais choix !


Ah, Camana, Camana, c’est le lieu où l’on a choisi de passer le jour de Noel, le 25 décembre. Mauvais choix, oui totalement. Mais bon, le truc est qu’on voulait passer ce jour sur la plage et face à cet impératif, se présentaient à nous deux choix, Mollendo et Camana. Nous avons choisi le deuxième et à notre retour, et pour ne pas nous dégouter, tout le monde nous a dit que Mollendo était cent fois mieux. Ah, ils auraient pu le dire avant ; ça nous aurait éviter une journée assez cauchemar…

C’est mal parti dès le début… nous descendons du bus et franchement il règne dans la ville une sale ambience. Déjà, c’est très laid, mais bon ça, encore c’est le moins grave…ensuite, les gens sont odieux et puis les rues sont bruyantes, sales et pollués. Au début, notre principale préoccupation est de trouver un lieu où dormir, si possible sur la plage et avec chambre donnant sur la mer. Lol, qu’est-ce que je peux être naive ! Ben savait que je revais, mais moi j’étais persuadée pouvoir trouver mon bonheur. Alors, je l’embarque direction la plage, on pensait pouvoir y aller à pied, jusqu’à ce qu’epuisés de marcher sous cette grosse chaleur, nous demandons à un taxi de nous aider. « 10 minutes en taxi, nous dit-il ! ». Ok, nous avons bien fait de demander car à patte, on n’était pas rendu. Nous montons dans notre mobylette-taxi, et inquiets de le voir s’éloigner tant de la ville, nous commençons à douter des intentions de notre chauffeur. Mais, non, nous arrivons sains et saufs à la plage. Et quelle plage… ! Tranquillité, tu peux rêver, propreté, on passe, endroit rêvé pour deux amoureux, c’est l’antithèse. Oui, nous arrivons sur une de ces plages sans aucun charme, parsemée de bofs et sale en plus de ça ( euf, oui, c’est la plage qui est sale , les bofs je sais pas, jsuis pas allée vérifiée). Nous essaierons de faire abstraction de l’endroit, et de nous trouver l’Hotel rêvé. Mais on se rend compte que c’est mission impossible. Tout est moche, sale, les bâtisses ont des allures de cabanes à prostitués, ou de bordels si je peux m’exprimer ainsi. Et quand on croit avoir trouvé la perle rare, notre entrain et notre enthousiasme retombent aussi net ; la chambre que nous découvrons est vraiment dégueulasse ; on dirait qu’on est sur la scène d’un crime, et donc qu’en attendant les Experts, rien n’a été touché et surtout lavé ( !). En effet, si il y avait eu dans une série, une querelle entre deux dealers qui tourne mal, elle aurait très bien pu avoir comme décor cette chambre. Bref, ce sera sans moi et donc sans Ben.
Nous retournerons dans le centre, et un gentil chauffeur nous indiquera un Hotel trois étoiles où nous trouverons finalement notre bonheur. Trois étoiles, je sais, c’est impressionant mais en fait, une fois que tu es dedans, pas tant que ça. Le truc, est que le trois étoiles à Camana équivaut à une chambre dans une auberge de jeunesse à Cusco. Oui, c’est une autre façon de voir les choses. Je pense, juste que Camana est une ville qui connaît une activité touristique limitée aux nationaux, qui sont, sûrement moins exigents que les Inter-nationaux. Alors qu’à Cusco, il y a foule d’étrangers. Oui, on est tout de suite plus compliqué quand on a de l’argent… !
Enfin, bon nous resterons dans notre chambre car on n’ose plus en sortir. Les regards que nous lancent les gens, sont glacés, remplis d’animosité et de rancœur. On ne les connait pas mais ils nous détestent. Ce fut très dur moralement de recevoir tant de haine et surtout le 25 décembre, ce jour où l’on n’est censé tous s’aimer ! Ah, les Camaniens ne resteront pas dans notre cœur !
Nous mangerons une pizza le jour de Noel ( y’avait pas mieux ! ), et un mec bourré viendra nous faire chier. Oui, ils sont tous ou bourrés ou odieux, et même parfois les deux à la fois ; dans ce cas là, il vaut mieux partir en courant car le résultat est assez flippant. Enfin, bon, nous terminerons la journée dans notre chambre d’Hotel, devant les Simpsons ( oui, je sais c’est triste ! ) en attendant les 17 heures.

En effet, nous avons décider d’aller à la plage au moment du coucher du soleil. Et on aura beaucoup de chance, car il nous réconciliera avec le lieu et nous fera finalement passé un Noel, tout aussi étrange qu’il fut, heureux. Oui, nous tremperons les pieds dans le Pacifique, et nous profiterons du soleil se couchant dans les eaux froides de l’océan. Les oiseaux s’envoleront par milliers et se frotteront à la lumière chaude du soleil ; ils profiteront du calme de la fin de journée et tremperont leurs pattes dans le sable mouillé. Nous nous amuserons avec eux, leurs courrant après pour les faire s’envoler. Bref, nous serons bien, et le soleil se reflétera sur les eaux profondes du Pacifique, dans des tons rosés frais et légers. Il donnera à cette plage une autre allure, elle nous semblera immense, calme et très jolie. C’est fou ce qu’un coucher de soleil peut changer notre perception des choses, et agir sur notre humeur. Pour finir en beauté, les oiseaux nous régaleront de leur envol collectif ; et leur silouhette dessinée, sculptée dans la lumière orangée rendra ce moment particulièrement parfait.
Nous nous coucherons, la peau encore chauffée par les rayons que nous avons reçus.

Le lendemain, nous devons atteindre notre bus ; pour cela et c’est inévitable, nous croiserons des Camaniens. Mais nous avons décider de les affronter. En effet, nous adopterons une autre attitude ; nous ne serons plus désolées d’être là, désolées d’être blancs, et de venir de l’Occident. Nous serons sûrs de nous et renverrons le mépris reçus, dans des regards durs et à la hauteur de leur animosité. C’est peut-être puéril, mais cela fait beaucoup de bien. Si ils nous aiment pas, pourquoi devrait-on s’efforcer à être amical ? Nous partirons soulagés de quitter cette ville, qui nous a laissé une très mauvaise impression. Oui une impression d’être au Mexique, à Tijuana où chaque lieu, chaque rue pue la corruption, la prostitution, les orgies en tout genre, la drogue, l’alcool, bref un lieu dur où les esprits sains n’ont pas leur place ( oui, c’est nous, esprits sains, ça vous paraît exagéré ? Non ! ).
Mais, il faut savoir que l’ambience sur la côte est totalement différente de celle qu’il y a dans les terres, la Sierra. C’est plus HardCore.
On m’avait prévenu mais bon à ce point ! En fait, je crois que Camana est vraiment spécial. Et je suis sûre qu’il y a beaucoup d’autres villes côtières charmantes et agréables à vivre. Faut juste mieux se renseigner avant de s’aventurer au hasard dans une ville Péruvienne.



1 commentaire:

Unknown a dit…

Je trouve ton récit exagéré. Genre haine en vers vous!? Calme down! Peut-être que tu ne t'attendais pas à ça et du coup tu a tout vu à travers un vers la moitié vide. J'espère que tu a aimé autres endroit au Pérou et ne sois pas désolé d'être blanc? :)